Inspirons le quartier: quand le durable la joue collectif

L’appel à projets comporte de nombreuses facettes pour injecter du durable dans les quartiers comme, par exemple, via les potagers collectifs. © Alain Dewez
L’appel à projets comporte de nombreuses facettes pour injecter du durable dans les quartiers comme, par exemple, via les potagers collectifs. © Alain Dewez - Alain Dewez.

A vos ami(e)s, connaissances et autres voisins ou voisines : ensemble vous pouvez améliorer sensiblement votre cadre de vie. Tel est en tout cas le pari posé par l’administration régionale de Bruxelles Environnement, qui vient de lancer un tout nouvel appel à projets.

Un programme revu par rapport au passé dans l’objectif de rationaliser les différentes initiatives en la matière. Exit les appels à quartiers verts et autres bourses au compost, place désormais au seul label retenu du côté du cabinet de la ministre de l’Environnement Céline Fremault (CDH) : « Inspirons le quartier ».

Dans le viseur, toute initiative citoyenne aux accents à la fois collectifs et durables. L’opération vient de démarrer, à charge pour les candidat(e)s de se manifester d’ici le 17 octobre prochain.

Ce qui laisse de nombreuses semaines pour penser et peaufiner son projet et pour convaincre d’autres personnes de rejoindre l’équipe. En effet, pas question ici d’une aventure en solo, le mot d’ordre étant « Ensemble, on est plus fort ». « Travailler dans une dynamique collective en mutualisant les qualités de chacun, c’est un des objectifs du nouvel appel à projets lancé cet automne, précise l’administration régionale. Faire pousser des légumes sans être jardinier ou établir un diagnostic du quartier alors qu’on n’est pas urbaniste, cela fait sans doute un peu peur. Se lancer, discuter avec les voisins et oser rentrer un projet est le pas le plus important à sauter. »

Rien de tel donc que la mutualisation des compétences pour aller de l’avant, souligne-t-on encore chez Bruxelles Environnement. « Agir, c’est bien, agir ensemble, c’est mieux ! C’est cette conviction qui pousse de plus en plus de gens à renouer des liens avec leurs amis, leurs voisins, leurs collègues, et remettre en avant des valeurs de collaboration, de partage et de solidarité. Ensemble, on construit avec plus d’idées, de ressources, de motivations, de compétences. Les projets sont aussi plus pérennes et plus autonomes, ne reposant pas sur une seule personne. »

Dans leur cahier des charges, les participants doivent intégrer la variable durable. Qui passe par une kyrielle d’opportunités allant de la réduction des déchets à la réappropriation de l’espace public, en passant par la production alimentaire, via la création d’un potager collectif, par exemple. L’accent sur l’intergénérationnel ou encore la solidarité envers les personnes isolées ou socialement fragilisées est un atout supplémentaire. Une fois le groupe constitué, celui-ci est invité à développer des liens avec des associations de terrains et autres entreprises ou autorités publiques en vue de se voir apporter des ressources financières, logistiques ou d’expertise.

Et si le groupe est défini mais que vous n’avez pas de projet précis en tête, vous pouvez toujours intégrer le mouvement Quartiers durables citoyens pour bénéficier d’un accompagnement spécifique. Un travail à plus long terme doublé d’un soutien financier plus conséquent (15.000 euros). Parmi les autres options, citons le potager collectif (2.000 euros), le projet « Zéro waste » qui tend à la réduction des déchets (5.000 euros), le projet « Good Food » et son alimentation durable (5.000 euros) ou encore le compost collectif (1.000 euros).