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Bird Office, la start-up qui loue des bureaux à l’heure

Forte de son succès en France et en Suisse, Bird Office se lance en Belgique. La plate-forme propose des locations de bureaux et de salles de réunion à la demande.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 5 min

Deux ans et demi à peine après son lancement à Paris, la start-up Bird Office peut se vanter de disposer d’un portefeuille client très « distingué ». De BNP Paribas à l’Oréal en passant par Areva. En Belgique, où l’équipe locale étoffe son offre depuis quelques mois – Bird Office compte à ce jour plus de 1.000 partenaires sur l’ensemble du territoire –, elle compte bien enregistrer les mêmes succès et croissance exponentielle. C’est que le pitch développé par ses deux jeunes patrons, Arnaud Katz et Michaël Zribi, fraîchement diplômés d’HEC Paris, a de quoi convaincre.

Des bureaux et salles à l’heure

Le coût de l’immobilier pour une entreprise est exorbitant dans les capitales ou villes d’affaires (Bruxelles et Anvers n’échappent pas à la tendance). Pourtant, la plupart des sociétés ont, d’un côté, des m² de surfaces inoccupées. De l’autre, un besoin en salles de réunion et d’événements important… Bird Office est née pour jouer l’intermédiaire entre les entreprises qui souhaitent louer des surfaces inutilisées et celles qui souhaitent les occuper « à la demande ». « Mais nous nous sommes vite rendu compte que nous avions tout intérêt à élargir l’offre », explique Arnaud Katz, cofondateur, spécialisé en droit immobilier. Résultat : la jeune boîte est également partenaire avec les professionnels du secteur : coworkings, hôtels, professionnels de la salle de réunion. « La plupart des sociétés ont leur siège social en dehors des villes. Or pour organiser des rencontres avec des clients potentiels, une formation ou un workshop en interne, mieux vaut se rapprocher du centre ou tout simplement s’éloigner du siège. »

La différence entre Bird Office, des opérateurs comme Regus ou des hôtels orientés business tient « dans la flexibilité de l’offre et la rapidité de réservation que propose notre plate-forme », insiste son fondateur, qui se défend d’avoir créer le « Airbnb du bureau puisque Bird Office est 100 % orienté business to business ». Premièrement, Bird Office est moins cher qu’une réservation en direct car ses équipes négocient en amont les tarifs avec les partenaires, « pour un événement complet, nous sommes entre huit à six fois moins onéreux que le marché. » De 5 euros le bureau unique à la journée à des salles de haut standing avec accueil et traiteur pour des conférences clients, le panel proposé en ligne est extrêmement large. Ensuite, la start-up ne fait que dans la location de très courte durée (une salle peut être réservée à l’heure par exemple). « Nous voulions être impeccables sur le plan juridique. C’est un impératif pour éviter les soucis. Or la location de courte durée de bureaux et de salles n’est pas considérée légalement comme de la sous-location. » Ce qui permet de contourner donc un paquet d’autorisations puisque les contrats signés sont dits de « mise à disposition d’espace ». De là découle un service ultrarapide à travers lequel « quelques clics suffisent pour booker une offre 100 % personnalisée ». Car pour les grosses sociétés, qui d’évidence tirent son business, Bird Office propose une interface adaptée qui permet aux équipes internes d’effectuer des réservations tout en respectant les critères fixés (accès handicapés, équipement, localisation…) par la société en amont. Le tout doublé d’une facturation mensuelle, le gain de temps est certain pour ce type de structures. « Nos concurrents classiques viseront parfois plus le « one shot ». Nous voulons fidéliser nos clients. C’est notre objectif principal », poursuit Arnaud Katz.

Unique levée de fonds

Chez Bird Office, on préfère en effet ne pas voler au-dessus de ses moyens et vivre des commissions de 20 % sur chaque location, conscients des réalités du monde du capital à risque, où du jour au lendemain le conte de fée peut prendre fin. L’entreprise a levé en novembre 1,2 million d’euros auprès du fonds spécialisé NewsInvest. Son unique investisseur. Et souhaiterait ne pas organiser d’autres tours de table. Un aveu rare. « Notre objectif est d’atteindre rapidement la rentabilité. Pas de vivre au-dessus de nos moyens pendant quelques mois et de nous écraser. Paris, le premier marché où nous nous sommes installés, sera d’ailleurs bientôt rentable ». Mature du haut de ses 27 printemps, Arnaud Katz dit «  n’avoir rien inventé mais avoir optimisé un service existant », conscient que « si Booking ou Expedia lancent demain un site similaire au nôtre, la concurrence sera rude. Nous préférons donc nous concentrer sur l’amélioration de notre business et la fidélisation de nos clients plutôt que chercher à lever des fonds à tout va ». Si l’aventure en Belgique vient de démarrer et que la start-up préfère rester discrète sur ses derniers gros clients signés, elle compte sur les groupes bancaires et d’assurance, pour assurer son rythme de croisière comme c’est le cas en France et en Suisse. Prochain objectif en vue : le très exigent marché londonien.

Pas du Airbnb mais « du bon marché » aussi

Bird Office compte en Belgique des partenaires comme la chaîne d’hôtel Hilton et parmi ses clients de très grosses structures, mais la start-up s’adresse aussi à des institutionnels – « la chambre des notaires belges est cliente chez nous par exemple » – et à des petites et moyennes entreprises. Via des offres tarifaires adaptées.

A Bruxelles, le site propose par exemple des bureaux à 25 euros la journée en plein centre. Ou la location d’une galerie pour un événement à partir de 180 euros. Mais pas question, pour des raisons légales notamment, de faire d’un particulier, un nouveau partenaire.

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