Affaire Bygmalion: le parquet demande un procès pour Nicolas Sarkozy

L’ancien président est suspecté d’avoir dépassé le plafond des dépenses électorales autorisé pour sa campagne présidentielle de 2012.

Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 2 min

Encore un rebondissement dans l’affaire Bygmalion. Le procureur de Paris a demandé ce lundi le renvoi de tous les mis en examen du dossier, parmi lesquels Nicolas Sarkozy. L’ancien président français, désormais officiellement engagé dans la course à la présidentielle, est suspecté d’avoir dépassé le plafond des dépenses électorales autorisé.

«  Le parquet demande le renvoi de tous les mis en examen » qui sont au nombre de quatorze dans cette affaire, a précisé une source proche de l’enquête. C’est maintenant aux juges d’instructions de décider – ou non – de suivre les réquisitions du procureur. L’avocat de Nicolas Sarkozy a dénoncé « une nouvelle manœuvre politique grossière ».

L’affaire Bygmalion

Pour rappel, l’ancien président de la République est sous le coup d’une mise en examen depuis février dernier, pour financement illégal de campagne électorale. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Concrètement, on reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir dissimulé des dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012 via la société de conseil en communication Bygmalion, dépassant ainsi le double du plafond autorisé. Et envoyant valser le principe d’égalité entre les candidats.

► Lire aussi : Sous le coup de deux mises en examen, Sarkozy a peu de chances d’être jugé avant 2017

Une affaire gênante ? Tout dépend de la date de l’éventuel procès, l’enquête ayant été bouclée en juin dernier. Comme le détaille Le Monde, il reste plusieurs étapes avant que les juges décident de fixer – ou non – la date d’un supposé procès. Au minimum trois mois, voire plus si la défense de Sarkozy décide de déposer des recours et faire traîner la procédure. Ce qu’elle a tout intérêt à faire. Peu de chances également que la date d’un éventuel procès soit fixé pendant la campagne électorale, les magistrats ayant la coutume d’observer une trêve au moment des échéances électorales.

Si Nicolas Sarkozy est en effet élu président en 2017, il bénéficierait de l’immunité présidentielle. Et ne serait pas jugé durant son mandat.

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