Les pistes pour expliquer l’agression au couteau à Schaerbeek

Interrogé ce jeudi matin sur les ondes de La Première, Bernard Clerfayt a apporté quelques précisions quant à l’agression au couteau de deux policiers ce mercredi à Schaerbeek. Selon le bourgmestre de la commune, « la police était clairement visée » dans ce que le parquet fédéral qualifie de «  possible attentat terroriste  ».Selon le bourgmestre toujours, un élément confirme information : « L’un des deux policiers était en civil, il revenait d’un examen médical. Mais ce n’est pas lui qui a été agresssé en premier, c’est bien celui qui était en uniforme  ». Il a également souligné que « l’agresseur a tenté de s’emparer du revolver du policier en uniforme, mais qu’heureusement, il n’y est pas parvenu  ».

A l’heure actuelle, plusieurs pistes sont évoquées pour expliquer l’agression.

La piste terroriste

La piste terroriste est privilégiée, comme l’a d’ailleurs rapidement évoqué le parquet fédéral dans le communiqué cité ci-dessus. « Le juge d’instruction, spécialisé en matière de terrorisme, décidera ultérieurement de son maintien en détention éventuel  » poursuit le communiqué. A noter que le suspect Hicham D., âgé de 43 ans, avait montré des signes de radicalisation avant de quitter l’armée belge en 2009.

Il a également été candidat aux élections régionales de 2004 pour le PCP (Parti Citoyenneté et Prospérité), un parti qui souhaitait faire de la Belgique un État musulman.

La vengeance

Une autre piste envisagée est celle de la vengeance. Des sources proches de l’enquête ont indiqué que le suspect avait été renversé et grièvement blessé par un véhicule de police fédérale. Autre information : le suspect aurait récemment perdu un enfant. Il pourrait donc aussi s’agir d’un geste désespéré d’un homme voulant se venger contre la société. Selon le bourgmestre, cette piste est étudiée mais elle n’est pas privilégiée à l’heure actuelle.

Enfin, le bourgmestre de Schaerbeek a assuré que Hicham D. ne faisait pas partie des personnes qui doivent être suivies par la commune pour radicalisme.