Les confidences chocs de François Hollande révélées dans un livre

Deux journalistes du « Monde » sortiront ce jeudi un livre révélant plus de cinq ans de confidences du président français. Voici les cinq déclarations les plus fortes.

Temps de lecture: 3 min

U n Président ne devrait pas dire ça… ». Les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet, du « Monde », ne pouvaient pas trouver meilleur titre pour leur dernier livre à paraître chez Stock dès ce jeudi.

Les journalistes ont livré cinq ans de confidences du président français sur tous les sujets. Retour sur les cinq déclarations chocs de François Hollande. Morceaux choisis.

L’immigration

Les auteurs décrivent une conversation de juillet 2014. Six mois avant le massacre de Charlie Hebdo, en janvier 2015, premier d’une série d’attentats de masse qui allait charrier son lot de crispations identitaires et de tensions communautaires. «  Est-ce tabou, en étant de gauche, de dire qu’il y a trop d’immigration » ? », interrogent les journalistes. « Je pense qu’il y a trop d’arrivées  », lâche le Président.

L’islam

Sur l’islam, le propos est sans ambages. «  Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai, nul n’en doute. Parce que l’islam demande des lieux, des reconnaissances. Ce n’est pas l’islam qui pose un problème dans le sens où ce serait une religion qui serait dangereuse en elle-même mais parce qu’elle veut s’affirmer comme une religion dans la République ».

Le voile

Sur le voile, il va plus loin. «  Si on arrive à offrir (à la femme voilée) les conditions pour son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l’être, capable de porter un idéal  ». « La femme voilée sera la Marianne de demain ».

Et d’ajouter : «  La gauche ne peut pas gagner sur le thème de l’identité, mais elle peut perdre sur le thème de l’identité. »

Nicolas Sarkozy

Dans le livre, François Hollande se répand aussi sur son ennemi préféré, Nicolas Sarkozy. « C’est le petit de Gaulle. On a eu Napoléon le petit, eh bien là, ce serait de Gaulle le petit ». « Ce qu’on ne voit pas chez lui, c’est qu’il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n’est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d’appât de l’argent ? »

Ce qui n’empêche pas le Président d’avancer qu’il voterait pour Nicolas Sarkozy si ce dernier se retrouvait au second tour face à Marine Le Pen…

Ses relations amoureuses

« L’obsession de Valérie, ce n’était pas Julie ou une autre, c’était Ségolène », raconte François Hollande. « Elle n’était jamais rassurée. Parce qu’elle pensait toujours que Ségolène allait revenir ».

Le Président revient aussi l’expression des « sans dents » qu’il aurait utilisée pour qualifier les personnes pauvres. François Hollande reconnaît avoir tenu les propos rapportés par son ex-compagne mais dans un autre contexte, pas pour se moquer. « Je lui ai dit : Je vois des gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents », a-t-il expliqué aux journalistes.

Quant à sa relation avec Julie Gayet, « Il n’y aura pas d’officialisation. Y compris pour le second quinquennat, il n’y a pas de raison. »

 

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