Voici toutes les femmes qui ont accusé Donald Trump d’attouchements sexuels

C’est un véritable déluge d’accusations de comportement déplacé ou d’agression sexuelle qui s’abat sur le candidat républicain après l’exhumation d’une vidéo accablante de 2005. Depuis, Donald Trump se débat seul – Hillary Clinton se fait discrète – dans un cycle infernal de polémiques.

Le milliardaire républicain, qui nie en bloc les accusations, estime que les médias se liguent contre lui. L’homme d’affaires a menacé de poursuites judiciaires le New York Times, qui a publié deux témoignages détaillés de femmes accusant Donald Trump d’attouchements. Pour le moment, huit femmes ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle, et huit autres de comportement et commentaires déplacés alors qu’elles étaient mineures. On fait le point.

Accusations d’attouchements sexuels

Jessica Leeds, début des années 80. La femme d’affaires, qui s’est confiée au New York Times le 12 octobre dernier, accuse Donald Trump de l’avoir agressée à deux reprises. La première au début des années 80, lors d’un vol en direction de New York, durant lequel le milliardaire assis à côté d’elle a relevé son accoudoir pour lui toucher la poitrine et tenter de mettre ses mains sous sa jupe. « On aurait dit une pieuvre, ses mains étaient partout », rapporte Jessica Leeds.

Kristin Anderson, début des années 90. L’ancienne mannequin a rapporté au Washington Post que Donald Trump l’aurait agressée sexuellement alors qu’elle était assise sur un sofa dans une boîte de nuit de Manhattan. Elle avance que le milliardaire, assis à ses côtés, lui aurait touché l’intérieur de la cuisse et le vagin à travers ses sous-vêtements. C’est en repoussant l’agresseur qu’elle aurait réalisé qu’il s’agissait de Donald Trump.

Temple Taggart, en 1997. Alors qu’elle participait au concours de miss organisé par Trump à l’époque, Temple Taggart accuse le candidat républicain de l’avoir embrassée à deux reprises sur la bouche. « Je ne la connais pas », s’est dernièrement défendu le milliardaire.

Mindy McGillivray, en 2003. Alors assistante d’un photographe à Mar-a-Lago (une des célèbres propriétés de Donald Trump), Mindy McGillivray, âgée de 23 ans à l’époque, a rapporté au Palm Beach Post que le milliardaire lui aurait touché les fesses. « C’est faux, cette allégation n’a aucune valeur », a répliqué le chargé de presse du républicain.

Rachel Crooks, en 2005. Le témoignage de Rachel Crooks a été publié au même moment que celui de Jessica Leeds, dans le New York Times. Elle accuse Donald Trump de l’avoir forcée à l’embrasser dans la Trump Tower alors qu’elle était âgée de 22 ans. À l’époque réceptionniste pour une compagnie immobilière dont les bureaux étaient localisés dans le building du candidat républicain, Rachel Crooks a rencontré Donald Trump dans l’ascenseur. Elle raconte qu’après s’être présentée, l’homme d’affaires ne l’a pas lâchée, l’embrassant sur les joues et la bouche. « C’était complètement inapproprié », a-t-elle confié au New York Times.

Natasha Stoynoff, en 2005. Journaliste pour le magazine People, Natasha Stoynoff accuse Trump de l’avoir embrassée sans son consentement durant une interview dans sa propriété de Mar-a-Lago en 2005. La journaliste raconte que l’interview devait se concentrer sur le récent mariage du milliardaire avec Melania mais qu’une fois seule avec le candidat républicain, ce dernier l’a plaquée contre le mur et embrassée de force. Un comportement qui fait écho aux propos de Donald Trump lors de sa conversation privée – rendue récemment publique – avec Billy Bush au cours de laquelle il confie : « Je suis automatiquement attiré par les belles femmes. Je les embrasse. C’est comme un aimant. Je n’attends même pas ». Donald Trump nie encore l’agression : « Ça n’est jamais arrivé ».

Summer Zervos, en 2007. Summer Zervos, a participé à l’émission de télé-réalité The Apprentice, animée de 2003 à 2015 par Donald Trump. Elle a été éliminée de ce jeu à l’embauche mais explique avoir continué à voir le milliardaire comme « un potentiel mentor ». C’est dans ce contexte qu’elle contacte le bureau du candidat républicain en 2007 : « On m’a dit qu’il ne pouvait pas déjeuner mais qu’il voulait me rencontrer. Quand je suis arrivée, il m’a embrassée sur la bouche », a rapporté Summer Zervos lors d’une conférence de presse ce vendredi. Plus tard, Donald Trump invite la jeune femme à dîner à son hôtel. Elle affirme qu’elle est emmenée dans un bungalow : « Je me suis levée et il est venu vers moi et m’a embrassée à pleine bouche en m’attirant vers lui. J’ai reculé et me suis assise sur une chaise. Il m’a demandé de s’asseoir près de lui. Ce que j’ai fait. Puis il m’a prise par l’épaule et a commencé à me parler agressivement et il a mis sa main sur mes seins. J’ai reculé et suis partie dans une autre pièce. Il est venu vers moi et m’a pris la main et m’a emmenée dans la chambre. Je suis sortie. ».

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Accusations de regards et commentaires inappropriés à des mineures

Cinq adolescentes du concours Miss USA, de 1996 à 2015. Adolescentes au moment des faits, cinq femmes rapportent que Donald Trump, alors organisateur de concours de miss, rentrait dans les loges des prétendantes alors qu’elles se changeaient. Une participante raconte que le milliardaire américain aurait déclaré alors que les jeunes filles se changeaient lors du concours de Miss Adolescente Vermont 1997 : « Ne vous inquiétez pas mesdames, j’ai déjà vu tout ça ». Une accusation corroborée par une remarque de Donald Trump en 2005, se souvient Politico  : « Il n’y a aucun homme dans les parages et je suis autorisé à rentrer puisque le concours m’appartient et que j’ai le droit d’inspecter. »

Une fillette de 10 ans, en 1992. Une vidéo datant de 1992, publiée par la chaîne américaine CBS, montre Trump demander à une jeune fille « si elle monte l’escalator ». La jeune fille répond par l’affirmative avant que le candidat républicain déclare à la caméra « Je vais sûrement sortir avec elle dans 10 ans, vous y croyez ? ».

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Deux adolescentes de 14 ans, en 1992. Politico souligne encore qu’en décembre 1992, le Chicago Tribune rapporte l’histoire de deux jeunes filles, chanteuses dans une chorale de Noël devant l’hôtel Plaza à Manhattan. « Il a demandé aux deux fillettes leurs âges, qui lui ont répondu avoir 14 ans. Il s’est alors exclamé ‘Wow ! Dans quelques années, je sortirais avec vous !’ », détaille l’article.