Duel Trump-Clinton: «Une matador face à un taureau furieux» (revue de presse)

Les médias ont analysé le troisième et dernier débat et le bilan s’avère très dur pour Donald Trump.

Journaliste au service Web Temps de lecture: 3 min

Le troisième et dernier débat qui opposait Donald Trump et Hillary Clinton « a tourné à l’échange grinçant  », expliquait Maurin Picard , notre correspondant aux États-Unis. Le Soir a publié une Une spéciale pour l’occasion.

« Après seize mois de campagne, les deux adversaires semblent épuisés, tout autant que leurs compatriotes et les médias par ce méthodique travail de démolition d’une démocratie malade. Donald Trump, ce redoutable diviseur, n’a pu se muer en rassembleur, aspiré par une rhétorique complotiste glaçante ».

Le New York Times établit une comparaison entre ce dernier duel et une corrida : « À la fin du débat, Hillary Clinton était comme une matador championne, se déplaçant impérieusement autour du taureau furieux, crachant et éternuant qu’elle a finalement amené aux mêmes larmes stupides et paranoïaques ».

Le journal américain n’est pas le seul à faire cette comparaison. Le USA Today estime que, « d’une certaine façon, Trump est comme un taureau qui tente de briser autant de tasses de thé que possible avant de quitter la boutique de porcelaine ».

Pour le Washington Post, Donald Trump était plutôt un volcan, qui « a tenté de retenir son magma », ce qu’il a réussi à faire pendant la première demi-heure du débat. Mais petit à petit, Trump « a commencé à gronder », jusqu’à « entrer en éruption à 18h30, à 18h34, à 18h52, à 18h54. Et à 19h06, le cratère s’est vidé, laissant une caldeira béante où la campagne présidentielle de Trump se trouvait autrefois ».

Le New Yorker, lui, n’y va pas par quatre chemins et ne s’ennuie pas avec les comparaisons. « Trump a commencé cette course comme un businessman capable qui avait l’intention de rendre à l’Amérique sa grandeur. Il la quitte comme "loser" en colère, qui râle contre le monde, menaçant de déchaîner le chaos ».

Lors de ce dernier débat, Trump était un « petit Trump », selon le Los Angeles Times. « Ce Trump est mesquin et susceptible, agressivement ignorant sur le monde et enclin à faire tourner les théories conspiratrices », explique-t-il. « Trump a commencé ce dernier débat comme un candidat gravement blessé. C’est aussi comme ça qu’il l’a quitté ».

Tous dénoncent la volonté de Trump de ne pas dire s’il acceptera l’éventuelle victoire de Clinton. Il s’agit de « la déclaration la plus honteuse par un candidat présidentiel depuis 160 ans », selon le Wall Street Journal, tandis que le New York Post estime que Trump a gagné sa « place dans l’histoire de l’ignominie américaine ».

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