Futuromètre: 82% des francophones prêts à changer les choses

C’est ce que nous apprend le Futuromètre, une nouvelle enquête d’opinion née d’une collaboration entre le bureau d’études Aqrate, Le Soir et la RTBF.

Journaliste au service Forum Temps de lecture: 2 min

82,2 % des Belges francophones se disent volontaristes et prêts à changer de comportements afin d’aller vers une autre société. Meilleure, plus égalitaire, débarrassée de ses névroses. C’est ce qu’établit le Futuromètre, une nouvelle enquête d’opinion née d’une collaboration entre le bureau d’études Aqrate, Le Soir et la RTBF.

Mais comment ? D’emblée, 60 % des sondés privilégient leur propre action en se disant favorables aux démarches individuelles plutôt qu’aux collectivités (partis, associations, syndicats…) pour faire bouger les choses.

Le Futuromètre énumère dès lors des pistes de « bons comportements ». « Acheter de moins grandes quantités pour lutter contre le gaspillage alimentaire », « Acheter des produits locaux et de saison » « Acheter des produits via des circuits courts », etc. Autant de propositions qui fédèrent une large partie des sondés : les femmes, mais surtout les plus de 55 ans qui se montrent ici particulièrement volontaristes.

Avec un bémol toutefois : prompts à faire du troc, à acheter des produits locaux ou à privilégier des comportements qui épargnent la santé, les + 55 ans se font beaucoup moins partageurs lorsqu’il s’agit d’envisager un habitat groupé (3,1 % contre 20,8 % des 18-34 ans souvent contraints à la cohabitation) ou de faire du covoiturage (19,2 % contre 31,2 % des 18-34 ans moins aisés et/ou davantage tournés vers une autre mobilité). Pourquoi ? « L’habitude de l’usage de la voiture est forte et puis, l’âge avançant, les aînés ont plus de difficultés à se déplacer. Par contre, en général, la jeune génération veut s’affranchir du véhicule personnel, jadis facteur important de distinction sociale, car il ne favorise pas le développement personnel. », explique Grégoire Wallenborn, philosophe et chercheur au centre d’étude du développement durable (CEDD) de l’ULB.

Aux actions individuelles s’ajoute l’appel à de nouvelles orientations. En large majorité, nos sondés veulent que des moyens supplémentaires soient donnés à l’éducation, que l’enseignement soit réorganisé, que la mesure de la croissance tienne compte du bien-être et non de la productivité, que l’enseignement bilingue soit généralisé et que la pollution soit taxée. Chacune de ces propositions emporte 90 % d’adhésion.

Nos sondés estiment enfin que les acteurs les plus aptes à participer aux changements exigés sont les mouvements citoyens (26 %), l’Europe (21,4 %) et le gouvernement fédéral (11,4 %). Précisons que ce dernier s’en tire beaucoup que mieux que la presse, les syndicats ou le roi.

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