Ce que Theresa May pense réellement du Brexit

Des enregistrements de Theresa May, que le quotidien britannique The Guardian s’est procurés, prouvent que la nouvelle Première ministre britannique est plus inquiète par le Brexit qu’elle ne le laisse paraître, en contraste avec ses discours publics plus nuancés. La banque a confirmé que Theresa May avait parlé aux employés mais a précisé qu’elle n’avait pas été payée.

Des avantages économiques…

Un mois avant le référendum sur le Brexit qui a eu lieu le 23 juin dernier, Theresa May a prévenu les banquiers d’investissement de Goldman Sachs durant une entrevue privée que les entreprises quitteraient le pays si le Brexit l’emportait. Durant une heure, le 26 mai 2016, l’ancienne ministre de l’Intérieur a expliqué les avantages économiques que représenterait le « remain ».

« Je pense que les arguments économiques sont clairs. Je pense que faire partie d’un bloc commercial de 500 millions est important pour nous. Comme je vous le disais plus tôt, beaucoup de gens investissent au Royaume-Uni parce que c’est le Royaume-Uni en Europe », a-t-elle expliqué. « Si nous n’étions pas en Europe, je pense que les firmes et les entreprises se demanderaient s’ils ont besoin de développer une présence en Europe globalement plutôt qu’au Royaume-Uni », a-t-elle continué.

… mais pas seulement

Les avantages ne sont pas seulement économiques. Theresa May a expliqué à Golmand Sachs qu’elle était convaincue que la sécurité britannique serait meilleure si le pays restait au sein de l’Europe, à cause de tous les outils prévus, comme le mandat d’arrêt européen par exemple.

« Ce que je pense, c’est que le Royaume-Uni doit devenir un leader en Europe. Je pense que depuis des années, le pays a eu tendance à considérer l’Europe comme quelque chose qui nous est imposé, nous avons pris une position plutôt secondaire. Je pense que si nous prenons l’initiative et si nous menons, nous pouvons accomplir des choses », a-t-elle déclaré, exposant clairement son envie de rester au sein de l’Union européenne. « Nous ne devrions pas voter pour recréer le passé. Nous devrions voter pour ce qui est bon pour notre futur ».