«Les animaux fantastiques», pour ceux qui ont grandi avec Harry Potter

Les animaux fantastiques (David Yates)

J. K. Rowling réussit l’exploit d’exporter l’univers de Harry Potter hors des murs de Poudlard. Pour ce premier volet d’une série de cinq films (tous réalisés par David Yates), tous les ingrédients sont réunis (effets spéciaux, bestioles, action, romance…) pour ravir les fans de l’écrivain avec une histoire plus adulte ou en tout cas destinée aux lecteurs et spectateurs qui ont grandi depuis Harry Potter à l’école des sorciers.

Le ciel flamand (Peter Monsaert)

Avec une mise en scène qui n’est pas sans rappeler celle de Luc et Jean-Pierre Dardenne, Peter Monsaert ne signe pas un film sur la pédophilie mais sur la façon dont les parents vont gérer et affronter la situation. Les comédiens ont beau être tous extrêmement bien dirigés, le film a beau posséder une certaine poésie et ne pas manquer de qualités, les choix moraux discutables nous laissent malgré tout mal à l’aise pour adhérer à l’ensemble.

L’histoire de l’amour (Radu Milhaileanu)

Le défi était de ne pas perdre le spectateur. Entre espièglerie et drame, avec le support des violons, Radu Milhaileanu s’en tire bien, avec un lyrisme revendiqué et une façon « à la Lelouch » de brasser les destinées. La sincérité des sentiments nous fait dépasser quelques lourdeurs et assied le message humaniste que certains jugeront trop naïf. Mais revendiquer l’amour est-il si naïf ?! Le tout porté sans faille par un casting parfait.

Une vie (Stéphane Brizé)

Ce qui fait avant tout la qualité d’ Une vie , c’est sa retenue. En utilisant les flash-back et l’ellipse, Stéphane Brizé évite le pathos et des émotions trop présentes. Mais s’il évite certains clichés du film d’époque, notamment d’un point de vue esthétique, Une vie peut aussi avoir quelque chose de long et pesant. Un peu comme l’œuvre de Maupassant, Une vie est sans doute un film qui mérite de mûrir en chacun des spectateurs avant de pouvoir être vraiment apprécié.

Les têtes de l’emploi (Alexandre Charlot & Franck Magnier)

Ça démarre plutôt bien. La critique de la société affleure. Le ton sarcastique fait mouche, les aberrations du système étant pointées du doigt. Mais le sujet poil à gratter du film s’épuise malheureusement un peu trop vite. Les réalisateurs tentent poussivement de faire exister leurs personnages au-delà du sujet et ne parviennent pas à sortir des gros clichés. Restent des scènes perçues comme une succession de sketches assez drôles. Le tout assumé pleinement par un trio d’acteurs qui fonctionne bien.

Life, animated (Roger Ross Williams)

Ce documentaire est réalisé avec une belle distance et une juste pudeur. Le film ne cache rien, ni les inquiétudes ni les peurs face à l’avenir. Le film montre et exprime sincèrement ce qui est.

Iris (Jalil Lespert)

Le trio Jalil Lespert, Romain Duris et Charlotte Le Bon fonctionne plutôt bien dans ce polar au suspense intense, même si le scénario finit par sembler un peu trop élaboré.

Sur le même sujet
David Yates