L’UCL dévoile la bactérie qui guérit de l’obésité

Le professeur Patrice Cani publie ce lundi soir, dans la très prestigieuse revue Nature Medicine, sa nouvelle découverte. Ou plutôt ses deux nouvelles découvertes.

Un : en pasteurisant sa bactérie-fétiche on en dopant l’efficacité plutôt que de la rendre inopérante et avec une sécurité augmentée. Deux : on peut utiliser une petite partie de la bactérie seulement, une protéine, et obtenir les mêmes résultats… une étape pour aller vers un médicament avec une sécurité augmentée.

Et surtout cela fonctionne : avec son équipe, Cani, chercheur WELBIO au Louvain Drug Research Institute de l’UCL est ainsi parvenu à stopper le développement de ces deux maladies, chez la souris, via deux traitements distincts basés sur la bactérie, appelée Akkermansia. Et si les tests, déjà en cours, se révèlent aussi positifs chez l’homme que chez la souris, ces découvertes ouvrent grand la porte à la fabrication d’un futur médicament qui permettra de lutter non seulement contre le diabète et l’obésité mais aussi contre les maladies cardiovasculaires ou l’inflammation intestinale.

L’UCL et la recherche belge tiendraient là une première mondiale qui concernerait… plusieurs milliards d’êtres humains.

Cela fonctionne-t-il sur l’être humain? Eléments de réponse dans Le Soir+