La candidature de Manuel Valls se heurte à son propre bilan (réactions)

Manuel Valls a annoncé officiellement ce lundi soir sa candidature à l’élection présidentielle française. Le Premier ministre s’était abstenu plusieurs jours de commenter la décision de François Hollande de ne pas participer à la primaire de la gauche par respect et dans le souci de garder une gauche unifiée. La candidature annoncée, de nombreux politiques ont réagi dans les médias et via leurs comptes Twitter.

À gauche, Arnaud Montebourg a commenté la candidature en pointant une certaine incohérence entre le programme du Premier ministre et la politique qu’il a menée ces deux ans et demi sous la présidence Hollande.

De vives réactions à droite

Le Vice-président du Front National, Florian Philippot a critiqué Manuel Valls dans les mêmes termes qu’Arnaud Montebourg.

David Rachline, directeur de campagne présidentielle de Marine Le Pen a fait de nombreux tweets pour critiquer la candidature, parmi lesquels, celui-ci.

Robert Ménard, maire de Béziers et proche du FN juge, pour sa part, que le programme du Premier ministre « sent le réchauffé ».

De nombreux membres des « Républicains » voient cette candidature comme un signe de l’échec de la présidence Hollande.

Nadine Morano : «  Tout ce qui rassemble Manuel Valls, François Hollande et la gauche, c’est l’échec ! (…) Les Français ne sont ni aveugles, ni amnésiques : membre du gouvernement puis Premier Ministre, Manuel Valls aura été un artisan majeur du déclin de la France et de leur souffrance.  »

Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains : Valls est «  un candidat de substitution, le légataire universel du hollandisme  ». Il est «  tout autant comptable que François Hollande du bilan calamiteux du quinquennat (…) En dépit des postures rassembleuses affichées vis-à-vis de toutes ces autres gauches que Manuel Valls prétendait, hier, ‘irréconciliables’, il peinera à incarner un autre projet pour la France que celui du prolongement d’un quinquennat de l’échec.  »

Ce constat se retrouve également chez les membres de l’UDI.

Philippe Vigier, chef de file des députés UDI : «  Manuel Valls vient d’ajouter son nom à la longue liste des candidats de gauche comptables, de près ou de loin, du désastreux bilan socialiste que François Hollande a lui-même renoncé à défendre (…). Il va quitter Matignon pour se replonger dans les divisions profondes de la gauche. (…) Tous les ingrédients sont (…) réunis pour que la primaire socialiste ne soit qu’un prolongement du quinquennat de François Hollande.  »

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France déclare : «  Manuel Valls et François Fillon seront donc tous deux candidats à l’élection présidentielle, donnant l’illusion d’un renouveau dans la classe politique (…) Ce duel de Premiers ministres est donc un leurre (…). Ne nous laissons pas enfermer dans le piège d’un remake Sarkozy/Hollande avec leurs répliques.  »