Dreamland retire un jouet «espion» suite à une mise en garde de Test-Achats

Le jouet I-Que Robot était encore en vente sur le webshop de Dreamland ce mardi après-midi. © DR
Le jouet I-Que Robot était encore en vente sur le webshop de Dreamland ce mardi après-midi. © DR

Ce mardi matin, Test-Achats s’est inquiété, par voie de communiqué, des risques pour les droits des consommateurs – et en particulier pour le respect de leur vie privée – que feraient courir certains jouets connectés à internet. Capables d’interagir avec leurs jeunes utilisateurs, des produits comme la poupée My friend Cayla ou le très futuriste I-Que Robot seraient en effet facilement piratables, selon une enquête de l’organisation de consommateurs norvégienne Forbrukerradet. « Il est très facile de prendre le contrôle de la poupée avec un téléphone portable. Et de cette façon, parler à distance via la poupée avec l’enfant ou l’écouter », relaye Test-Achats.

Des espions ?

Mais ce n’est pas tout : enregistrées par ce type de jouets muni de microphones, les paroles des enfants seraient envoyées, traitées et exploitées commercialement par l’entreprise américaine Nuance Communication, spécialisée en reconnaissance vocale.

Test-Achats, qui « demande au SPF Economie et à la Commission vie privée d’intervenir immédiatement », indique que l’un de ces jouets connectés, I-Que Robot, est en vente en Belgique, notamment par l’intermédiaire du magasin en ligne de Dreamland (groupe Colruyt).

Le jouet I-Que Robot était encore en vente sur le webshop de Dreamland ce mardi après-midi. © DR
Le jouet I-Que Robot était encore en vente sur le webshop de Dreamland ce mardi après-midi. © DR

Contacté par Le Soir qui lui a fait prendre connaissance du communiqué de Test-Achats, Geert Gillis, directeur des ventes de Dreamland, a décidé dans la foulée de retirer cet article de la vente, «  pour des raisons de sécurité, le temps de prendre contact avec le fournisseur pour avoir plus d’informations sur le produit et s’assurer qu’il est bien en conformité avec la légisation belge et européenne sur les jouets et le respect de la vie privée. »

Le ministre Peeters demande une enquête

De son côté, le SPF Economie ouvre une enquête sur cette nouvelle famille de jouets à la demande de Kris Peeters, ministre de la Protection des consommateurs. Quant à la Commission de la vie privée, elle attend davantage d’informations de Test-Achats, pour prendre position.