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De Wever à la réunion de crise: l’opposition veut que Jambon s’explique

Bart De Wever aurait participé à une réunion d’urgence avec les principaux responsables de la police, au lendemain des attentats de Bruxelles.

Temps de lecture: 3 min

C’est une nouvelle qui ne manque pas de faire réagir. Le 23 mars 2016, au lendemain des attentats sanglants qui ont touché l’aéroport de Zaventem et la station de métro de Maelbeek à Bruxelles, Bart De Wever a participé à une réunion d’urgence avec les principaux responsables de la police au cabinet de Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur. C’est ce qu’a révélé le magazine Paris Match.

Cette réunion visait à éclaircir les problèmes de communication entre la Turquie et la Belgique quant à l’expulsion d’Ibrahim El Bakraoui, l’un des kamikazes de l’aéroport.

« Une faute qu’il faut condamner », pour le PS

« Si cela est vrai, on est devant une faute très grave de la part du ministre de l’Intérieur [Jan Jambon], une faute pénale puisqu’il aurait organisé une violation du secret professionnel, du secret de l’instruction », a réagi Laurette Onkelinx au micro de La Première.

Pour le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur, l’avenir dira s’il s’agit d’une faute pénale. « Mais c’est une faute humaine par rapport à la population et par rapport au risque », a-t-il conclu. Réaction similaire pour Paul Magnette, qui estime que c’est « une vraie faute » et que « Dans tous les cas de figure, cela doit être condamné avec la plus grande fermeté ».

Ecolo et CDH attendent des explications

« Qu’un Ministre convoque à son cabinet, dès le lendemain des attentats, des responsables des forces de police pour discuter de la situation et des actions à entreprendre, c’est parfaitement normal. Qu’un président de parti soit également présent à cette même réunion ne l’est pas, et c’est très interpellant », a commenté Gilles Vanden Burre, député fédéral Ecolo et membre de la commission d’enquête.

De son côté, pour Georges Dallemagne (CDH), « c’est tout à fait inacceptable. C’est sans précédent dans l’histoire de notre pays ». Jan Jambon devra d’ailleurs justifier la présence de Bart De Wever à cette réunion devant la commission d’enquête lundi. « Nous devons savoir en quelle qualité et sous quels motifs Bart De Wever y a été invité ».

Silence du Premier ministre

Le Premier ministre Charles Michel n’a désiré faire aucun commentaire après les révélations de Paris Match sur la présence du président de la N-VA Bart de Wever à la réunion de crise qui s’est déroulée au cabinet du ministre de l’Intérieur au lendemain des attentats du 22 mars.

Le porte-parole du MR a néanmoins précisé qu’il n’y avait pas « matière à polémiquer ». « L’opposition s’enflamme un peu au sujet de la présence de Bart De Wever au cabinet de M. Jambon au lendemain des attentats du 22 mars, mais il faut ramener les choses à leur juste proportion », a-t-il commenté.

L’explication de la N-VA

Selon le porte-parole de la N-VA, rien d’irrégulier n’a été commis pour la simple et bonne raison que cette réunion était une réunion hebdomadaire qui a évolué vers une réunion de crise, de par les circonstances. «  À un moment, durant cette nuit, le top policier est arrivé. Le ministre devait à ce moment émettre un avis politique sur l’opportunité de sa démission. C’est la raison pour laquelle le président de parti s’y est présenté. C’était une question politique et il s’est agi purement de cela » .

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