«Tous en scène»: un régal

Nos critiques des sorties cinéma.

Temps de lecture: 3 min

Tous en scène (Garth Jennings)

Il n’y a pas que Disney pour enchanter. Les studios d’animation Illumination, eux aussi, ont des idées lumineuses. Leur nouveau bébé est un régal. Petits et grands se retrouveront aisément dans les petits travers des uns et des autres. On est dans un schéma narratif classique mais c’est vif, drôle, chantant, dansant, coloré. C’est traité avec beaucoup d’humour et de tendresse. De quoi donner joyeusement la pêche à toute la famille en cette fin d’année.

Baccalauréat (Cristian Mungiu)

Cristian Mungiu met en scène la complexité humaine avec une maîtrise exemplaire et une dynamique proche du polar. Servi par deux acteurs de grand talent, constamment sur le fil de l’émotion retenue et de leurs contradictions, le film mis sous tension se déploie de manière magistrale pour exprimer avec une grande lucidité le nœud existentiel dans lequel se trouve le Roumanie d’aujourd’hui. Mais le talent de Mungiu est d’apporter assez de souffle à son récit pour lui donner une portée universelle. Sans être moralisateur mais agissant également comme un principe d’éducation, le film nous amène avec une belle intelligence à nous interroger sur la responsabilité de nos actes.

Brooklyn Village (Ira Sachs)

Même si son film manque un peu d’épaisseur, le sens de l’observation de Ira Sachs, son acuité et son sens du cadre font de son nouveau long-métrage – servi par des acteurs et actrices extrêmement bien dirigés – un divertissement intelligent et pertinent.

Assassin’s creed (Justin Kurzel)

Bagarres, combats à l’arme blanche, course-poursuite sur les toits, sauts vertigineux. Le film se veut sombre, dynamique et musclé. Avec un budget estimé entre 150 et 200 millions de dollars, le cinéaste australien a eu les moyens de ses ambitions. On retrouve sa fascination pour la violence et sa patte visuelle jouant sur les couleurs. Tout cela fait-il pour autant un bon film ? Non. C’est faussement mystérieux et réellement ennuyeux. Reste le corps joliment musclé de Michael Fassbender...

A fond (Nicolas Benamou)

Le rythme est constant, sans baisse de régime. Pour le reste… Eh bien, on est face à une grosse comédie qui tache avec plus de grimaces et de hurlements que de dialogues. Un pur divertissement qui fait beaucoup de bruits, tente d’en mettre pleins les yeux, roule à fond les ballons, mais ne mène, en fin de compte, pas bien loin.

Beauté cachée (David Frankel)

Préparez vos mouchoirs. Voici le conte de Noël bien mélo qui vous arrache des larmes malgré vous. Emporté par un casting très attractif, ce mélo repose sur un scénario simpliste et difficilement crédible face au drame vécu. Mais on a beau trouver cela mielleux et poussif, on craque.

Cigarettes et chocolat chaud (Sophie Reine)

Une histoire colorée au cœur d’un monde où les mamans et les cochons d’Inde meurent sans prévenir. C’est un peu chaotique dans la réalisation, parfois excessif et agaçant dans l’interprétation, mais les maladresses n’empêchent pas le côté fraîcheur du film. Car c’est joyeusement saugrenu, sympathiquement marginal, tendrement décalé.

Natala a Londra : Dio salvi la Regina (Volfgango De Biasi)

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