Quand les chats ont les boules

Une campagne de stérilisation lancée à Bruxelles

Journaliste service Bruxelles Temps de lecture: 2 min

Pour être honnête, l’objectif premier de la campagne ne saute pas à l’œil lorsque l’on découvre les visuels, certes très rigolos, des matous affublés d’un bec de canard ou de bois de renne. Il faut donc gratter là où ça chatouille et céder à la curiosité, ce qui est sans doute le réflexe recherché par les concepteurs, pour s’en aller flairer plus avant.

Et c’est alors que l’on comprend. Si minou est masqué, c’est que le félin est filou, surtout lorsqu’il a l’intention de se faire oublier. Il faut reconnaître qu’il a le droit d’avoir un peu les boules car on n’en veut rien moins qu’à sa fécondité. Bigre. Et n’allez pas lui dire que c’est pour son bien.

Et pourtant, c’est le bien le cas, insiste-t-on dans la campagne relayée par Bruxelles Environnement et la secrétaire d’Etat en charge du Bien-être animal, Bianca Debaets (CD&V). Qui n’aurait rien de Cruella. « Un chat stérilisé vit plus longtemps et en meilleure santé. Après la stérilisation, les félins sont aussi moins agressifs. Résultat ? Moins de nuisances sonores la nuit, moins de bagarres avec leurs congénères et donc moins de blessures qui peuvent s’infecter. »

On dénombrerait aujourd’hui plus de 140.000 chats en région bruxelloise. « Un couple de chats a, en moyenne, jusqu’à huit chatons par an. Après un an, cela peut donner quelque vingt-cinq petits couples de chats. Et cinq ans plus tard, le premier couple et tous ses descendants auront donné naissance à… 5.000 chatons. »

Soit une croissance potentiellement explosive qu’il est donc important de prendre à rebrousse-poil à coups de bistouri. Sachant en outre que, depuis 2014, la stérilisation est une obligation légale. « Tous les chats doivent être stérilisés, identifiés et recensés avant d’être vendus ou adoptés, rappelle-t-on. Cette obligation vaut également pour les particuliers qui vendent ou donnent des chats ou des chatons. »

Sous peine d’un traitement bien plus radical que la stérilisation. De nombreux chatons se retrouvent ainsi à frapper aux portes de refuges pleins à craquer. Et tous ne retrouvent pas chaussons à leurs pattes. « En 2014, 45 % des chatons qui ont été déposés en refuge ont dû être euthanasiés. En 2015, c’est 37 % des chats accueillis qui ont subi ce triste sort », apprend-on encore. Un sacré tour de cochon et de quoi assurément clouer le bec du chat.

Ben, il est où le chat ?

 

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