Deux chaises vides au conseil de Virton

Ce mercredi soir, la majorité virtonaise a présenté son budget 2017 au conseil communal. Autour de la table, deux élus de la majorité manquaient à l’appel. Michel Thiry, l’ancien maire et chef de file CDH, et Denis Lacave, conseiller dans la majorité, étaient absents et surtout non-excusés.

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Ce mercredi soir, la séance du conseil communal de Virton dédiée au budget 2017 a débuté sur les chapeaux de roue. Autour de la table, deux élus CDH de la majorité manquaient à l’appel. Michel Thiry, l’ancien maire et chef de file CDH, et Denis Lacave, conseiller CDH, n’étaient pas excusés. Un absentéisme symbolique pour protester contre Bernadette Roiseux, l’échevine CDH qui refuse de céder son écharpe échevinale à Denis Lacave comme cela était prévu en début de mandat dans le pacte de majorité. « C’est un comportement totalement irresponsable », a réagi François Culot en début de séance. « Ce sont des gens nuisibles dont je n’ai absolument pas besoin. Dans le cas présent, l’opposition pourrait menacer de quitter la séance et le budget ne pourrait donc pas passer. Au final, je préfère vraiment travailler avec les membres de l’opposition, des élus beaucoup plus responsables ! »

Des gens responsables qui n’ont cependant pas manqué de critiquer le budget 2017. Un budget avec un boni de 905.000 euros à l’ordinaire et 8,18 millions d’euros d’investissements prévus à l’extraordinaire. Dans les projets, on retrouve notamment l’aménagement de la grand-place de Virton, les aménagements de divers parkings ou encore le projet de centre communautaire de Saint-Mard. À l’extraordinaire, l’ensemble de la minorité s’est abstenu. À l’ordinaire, la minorité Ecolo s’est également abstenue tandis que les socialistes ont voté non. « Avec 900.000 euros de boni à l’ordinaire, nous estimons qu’il aurait été bon de faire un geste fort vis-à-vis du citoyen », a motivé Cédric Prignon du PS. « Vous auriez pu réinstaurer des primes qui avaient été supprimées ou bien augmenter les subsides qui avaient été amputés de 50 %. Cette seconde solution vous aurait coûté 50.000 euros. »

À cela, le maire a répondu que le Collège n’avait pas voulu prendre de risque financier en prévision du dossier « piscine ». « Votre budget est basé sur des hypothèses, a répliqué Christophe Gavroy d’Ecolo. Vu le montant toujours important de la dette (2,78 millions d’euros), il faut espérer que tous les projets 2017 ne vont pas se réaliser. Et ce, pour le bien de la santé financière de la ville. »

François Culot a alors motivé la dette. « La dette est toujours importante car c’est le moment de faire des prêts. Les taux d’intérêt sont toujours très bas. Nous vous assurons que nous maîtrisons la dette. Ce budget est le fruit d’un énorme travail. 8,18 millions d’euros de projet c’est plus que celui d’une grosse commune touristique du centre de la province. Cela prouve que notre commune n’est pas morte », conclut le maire en faisant, au passage, un clin d’œil à Bastogne.

 

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