Larmoyant comme la vie de la chanteuse, «Dalida» touche par sa sincérité

Nos critiques des sorties cinéma.

Temps de lecture: 3 min

Dalida (Lisa Azuelos)

Larmoyant comme l’a été la vie de la chanteuse, Dalida touche par sa sincérité, même si ça le rend par moment caricatural. Car même si le film paraît parfois en faire trop, il est à l’image de la vie extrême qu’a eue la chanteuse.

Nocturnal animals (Tom Ford)

Un objet esthétique curieux. A la fois beau et froid, captivant et déroutant. Avec un ton cynique et une intelligence visuelle, Tom Ford se joue des codes de la société moderne et de l’industrie du luxe à travers des situations et des personnages hauts en couleur. Brutal et introspectif, Nocturnal Animals est une réussite, aussi grâce à ses acteurs, Jake Gyllenhaal et Amy Adams.

Home (Fien Troch)

Portrait d’une génération mais aussi d’une époque, Home est à la fois sombre et diablement vivant. La bande d’adolescents que Fien Troch met en scène est remarquablement bien dirigée, adoptant un style fictionnel proche du documentaire. On ressort du film à la fois bouleversé et ému.

Naissance d’une Nation (Nate Parker)

Malgré des tonnes de bonnes intentions, Naissance d’une Nation finit par devenir un cliché du genre. Le portrait que Nate Parker dresse de Nat Turner manque de nuance et revêt des accents presque bibliques.

The boyfriend – Pourquoi lui ? (John Hamburg)

On craignait le pire et pourtant The boyfriend arrive à trouver son créneau et à faire rire allégrement le spectateur (pour autant qu’il ait pleinement conscience du film qu’il va voir). Allez savoir si c’est grâce au joli petit sourire de James Franco ou à l’humour tellement potache qu’il en est drôle.

La mécanique de l’ombre (Thomas Kruithof)

Ce premier long qui privilégie les mystères dans les coulisses du pouvoir a de la gueule, impose un climat, affirme un sens de la mise en scène et rappelle le meilleur des thrillers d’espionnage et de complot des années 70. Fort d’un scénario assez bien ficelé et évitant le piège de l’exercice de style, Thomas Kruithof offre une proposition cinématographique plus qu’intéressante. Sentiment renforcé par le choix de François Cluzet. On a aussi un coup de cœur pour la composition de Denis Podalydès.

Jamais contente (Emilie Deleuze)

Voici, pourrait-on penser, une version années 2000 de La boum . Mais le film de Pinoteau avait une fraîcheur, une insouciance et une drôlerie qui sont absents du film d’Emilie Deleuze.

Clash (Mohamed Diab)

Mohamed Diab a réuni un panel de gens représentatifs de la société égyptienne pour exprimer les déchirures qui la minent. Partant de ces archétypes, il met en scène des situations de tension dedans, dehors.

Olli Mäki (Juho Kuosmanen)

Ce long-métrage, qui a remporté le prix « Un certain regard » à Cannes en mai dernier, ausculte le mental d’un sportif tombé amoureux et qui n’a vraiment pas la tête à une préparation aussi sérieuse que rigoureuse. Le noir et blanc ajoute un charme désuet et suranné, voire une certaine légèreté à un film qui s’avère finalement un anti-Rocky Balboa.

The bye bye man (Stacy Title)

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