Pas de bulle immobilière en vue…

L’immobilier résidentiel neuf bruxellois a enregistré en 2016 une croissance des ventes estimée entre 5 et 10 %.

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 2 min

Selon Olivier Carrette, administrateur délégué de l’Union professionnelle du secteur immobilier (Upsi), qui regroupe les promoteurs, quatre chiffres sont à retenir lorsqu’on regarde l’année écoulée dans le rétroviseur.

Primo, les taux d’intérêt. Le taux fixe à 20 ans (le plus courant) s’est obtenu à 3 % avant négociation. Si augmentation des taux il y a (et elle aura lieu), elle ne sera, quoi qu’il en soit, pas importante.

Secundo, la croissance démographique. Selon les prévisions avancées par le Bureau du Plan, Bruxelles comptera entre 7.000 et 10.000 habitants supplémentaires en 2017. Ce qui veut dire que 3.500 à 5.000 nouveaux logements seront à construire. Actuellement, on en construit 3.700 par an dans la capitale. « C’est une excellente nouvelle car cela écarte tout risque de bulle immobilière puisque le nombre de nouveaux logements suit la courbe démographique », se réjouit Olivier Carrette.

Troisième chiffre à retenir : le rendement annuel brut s’est élevé entre 3 et 5 %. Autrement dit : acheter un appartement à Bruxelles reste un bon plan.

Enfin, last but not least  : le prix d’achat moyen d’un bien dans la capitale s’est élevé entre 1.900 et 4.500 euros, hors TVA. « Les prix sont restés stables et, autre bonne nouvelle, les loyers l’ont été également, poursuit notre interlocuteur. Investir dans l’immobilier reste plus que jamais conseillé. »

L’Upsi plaide évidemment pour la construction neuve. Du coup, l’incitant fiscal qui a été mis en place à Bruxelles pour favoriser l’achat du bâti existant (l’abattement des droits d’enregistrement est passé à 175.000 euros alors que, dans le cas de l’achat d’un logement neuf, il ne s’applique qu’à la quotité terrain et est donc dérisoire) le fait sourire. « Nous n’avons pas été entendus par le gouvernement de Rudi Vervoort, avance l’administrateur délégué. C’est regrettable car, dans le même temps, on prône la construction de bâtiments moins énergivores. Allez comprendre… »

Par ailleurs, l’Upsi plaide pour la reconversion toujours plus accentuée d’immeubles de bureaux et de chancres urbains en projets mixtes (résidentiel, bureaux et retail). « C’est l’avenir », conclut Olivier Carrette.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La Une Le fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une