2016 est officiellement l’année la plus chaude

C’est officiel, validé, estampillé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) : 2016 aura bien été, à l’échelle globale, l’année la plus chaude depuis l’ère préindustrielle. La température moyenne mondiale – 14ºC – s’est installée à 1,1ºC au-dessus du niveau atteint à la fin du XIXe et 0,83ºC au-dessus de la moyenne 1961-1990.

Plus fort encore, l’année dernière est la troisième année record consécutive ; 2014 et 2015 avaient également explosé le plafond de chaleur. Quinze des seize années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu depuis 2001 – la 16e étant 1998, marquée par un Niño très puissant.

Si ce phénomène El Niño, marqué par un réchauffement important du Pacifique oriental et de tous les océans, a joué un rôle important, tous les indicateurs d’un réchauffement d’origine humaine sont également à la hausse, rappelle le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. « C’est le cas des concentrations en dioxyde de carbone (CO2) et en méthane qui n’ont jamais été aussi élevées ». Principal gaz à effet de serre, le CO2 se dissout également dans les océans où il provoque une importante acidification néfaste pour la biodiversité. Le blanchiment des coraux et la destruction des barrières de corail sont notamment largement causés par l’acidification. « Les impacts que nous avons sur le climat ne sont plus marginaux », insiste Michael Mann, climatologue et directeur du earth system science center de l’université de Pennsylvanie.

« Nous avons battu des records de faible étendue de la banquise en arctique, poursuit Taalas. Ce phénomène cause des perturbations des schémas météorologiques et climatiques ainsi que de la circulation océanique dans d’autres parties du globe ».

La calotte glaciaire du Groenland continue de fondre et contribue à l’élévation du niveau de la mer. L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que la normale ».

De nombreux événements climatiques extrêmes ont causé d’importants dégâts humains et économiques en 2016, rappelle encore Taalas. « Les coûts de ce réchauffement se comptent en dizaines de milliards de dollars chaque année », précise de son côté le climatologue Kevin Trenberth, climatologue au national center for atmospheric research.