Attentats à Bruxelles: les victimes et leurs proches se sentent abandonnés (vidéo)

Plusieurs victimes ou proches de victimes des attentats du 22 mars ont exprimé mercredi leur profond désarroi devant la façon dont les autorités belges leur fournissaient de l’aide. Elles se sont dites abandonnées à leur sort face aux démarches qu’elles doivent entreprendre.

«Dès le début, on s’est senti abandonnés», a confié Thomas Savary, beau-fils de l’une des victimes décédées à Zaventem. Les témoignages entendus par la commission d’enquête parlementaire se recoupent. Les victimes et leurs proches ont accumulé les difficultés afin d’être entendus et d’introduire un dossier.

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Certains décès ont été annoncés officiellement aux familles alors que les médias avaient déjà communiqué le nom des victimes. Il n’existe pas de service fédéral de référence unique qui prend en charge les victimes de ce genre d’événements. En matière successorale, les régimes diffèrents entre les Régions, et seule la Wallonie exonère de droits de succession dans ce genre de situation. Et ainsi de suite.

«Une victime du terrorisme est visée au nom de l’Etat et on a l’impression que l’Etat nous oublie un peu», a souligné Philippe Vansteenkiste, frère d’une victime et co-fondateur de l’association V-Europe.