La nouvelle fresque de Bruxelles s’inspire très probablement de la Bible

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Après les fresques du pénis, de la pénétration sexuelle et de l’anus, c’est une fresque morbide qui est apparue récemment sur un mur de Bruxelles. Située au bord du Canal, à quelques pas de la Porte de Flandre, elle représente un homme qui tente d’égorger un autre. Plusieurs personnes y voient une référence directe à un détail de la peinture « Le sacrifice d’Isaac » du Caravage. Dans cette peinture, un ange empêche Abraham de sacrifier son fils unique, Isaac.

Le sacrifice d’Isaac représente comment Dieu a mis Abraham à l’épreuve sur son dévouement envers lui. Dans cette peinture, Isaac veut sacrifier son fils car Dieu lui a demandé de l’égorger pour prouver sa foi. Dans la Génèse, l’ange arrête Abraham par ces mots : « N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » L’ange réussit donc à arrêter ce sacrifice.

La toile se trouve actuellement au Musée des Offices à Florence, en Italie.

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La fresque appelle à la violence

Joint par nos soins, Yvan Mayeur, le bourgmestre de Bruxelles nous a confirmé que la fresque était très récente. Il souhaite qu’elle soit enlevée ou recouverte : «  Nous sommes très tolérants mais dans ce cas-ci, même si ce n’était peut-être pas la volonté de l’artiste, la fresque appelle à la violence. Dans le contexte actuel, on se doit d’être prudents  ».

Aucune décision n’a pour l’instant été prise entre les autorités et le propriétaire de la maison quant à son maintien.

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