Permis accordéà la SPI pour l’extension des Hauts-Sarts

Il y a quelques jours, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne a confirmé l’octroi du permis à la SPI pour l’extension du parc d’activités économiques des Hauts-Sarts sur le territoire de la commune d’Oupeye. Cette « zone 4 » comprend 60 ha de terrains agricoles dont 50 seront équipés pour accueillir de futurs entreprises et 10 serviront de zone tampon avec les villages d’Hermée et d’Oupeye. Faute de recours au Conseil d’État de la part des opposants, la décision précédente de la Région a donc été validée.

« Face au rouleau compresseur de la SPI et au soutien du projet par le monde politique, à commencer par le PS liégeois, nous n’avons pas voulu gaspiller notre argent pour juste retarder le projet d’une année ou deux », explique Anne Jamblin, porte-parole du comité d’opposants. Mais il reste que la connerie l’emporte sur le bon sens, à savoir que l’on va gaspiller des terrains agricoles alors qu’il existe d’autres parcs d’activités économiques qui ne sont pas remplis et que la région liégeoise est pleine de friches industrielles à réaffecter. »

Maigre consolation pour les agriculteurs qui se sont opposés à l’extension du parc d’activités économiques : ils pourront exploiter les terres jusqu’à ce qu’une entreprise construise effectivement un bâtiment. « Nous regrettons que la demande de phasage des travaux en fonction des problèmes de mobilité n’ait pas été reprise dans le permis », ajoute Serge Fillot, bourgmestre ff d’Oupeye.

Forte de l’obtention de ce permis, la SPI doit encore recevoir une « reconnaissance de zone » par la Région, décision qui entraîne l’octroi de subsides régionaux pour l’équipement.

Ceci dit, le dossier est loin d’être bouclé au niveau financier. Il n’y a toujours pas d’accord avec la commune d’Oupeye concernant la part communale. « Il n’est pas question que nous devions utiliser nos réserves destinées à amortir la baisse de recettes dues à la fermeture de Chertal pour financer les 5 à 6 millions d’euros de part communale dans le projet », déclare Serge Fillot.

Une trentaine de millions

Estimé à une trentaine de millions d’euros, l’aménagement de la zone 4 se déroulera en plusieurs phases. La première comprend des aménagements de mobilité (8,6 millions d’euros) dont un élargissement du pont de Bêche pour éviter le transit des camions par Milmort, projet soutenu financièrement par Herstal. La deuxième phase (13,7 millions) est relative au nivellement, à la pose des impétrants et à la réalisation de la zone tampon. Ces deux phases sont préfinancées par la Région via la Sowafinal.

L’équipement de la partie Nord (14,2 millions d’euros) n’est actuellement pas financé et reste donc en jachère pour l’instant. « Différentes pistes sont la table mais nous n’avons pas encore abouti », déclare Serge Fillot.

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