La Maison de la culture aide la création

La Maison de la culture Famenne-Ardenne veut accentuer le soutien aux artistes. Elle a par ailleurs rentré un dossier pour une structure de création théâtrale en Luxembourg.

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

La Maison de la culture Famenne-Ardenne (MCFA) a résolument choisi d’apporter son soutien à la création artistique, d’autant plus, note son directeur Hubert Fiasse, que «  le Centre dramatique d’Arlon n’est plus et qu’il n’existe donc plus de structure de création en Luxembourg liée à des centres culturels. Nous sommes la seule province dans ce cas et nous ne voulons plus que cela dure. »

La MCFA vient d’ailleurs d’introduire un dossier de création d’une structure de ce type auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec le soutien de tous les centres culturels de la province. « Quelques fois isolés dans leur pratique professionnelle, confrontés à un statut encore flou et à des débouchés peu variés, les artistes sont également peu aidés dans le montage de leurs projets, dit-il. L’étape de conception d’un spectacle, véritable moteur de la vie artistique, est pourtant un moment charnière, durant lequel se concentrent les principaux enjeux de la création. Nouvelles idées d’écriture, apprentissage de techniques émergentes, amorçage de collaborations futures, échange avec le public, le processus de création demande du temps et des moyens pour se risquer à plus d’audace et d’innovation. »

C’est pour cela que la MCFA a étendu ses soutiens à la création, et cette année, à quatre projets dont un de danse contemporaine, un opéra baroque, un spectacle de contes et la dernière pièce de Philippe Vauchel. Accueil en résidence, aide technique, pré-achat, soutien administratif et promotionnel, le soutien est multiforme.

Les liens entre Philippe Vauchel et la MCFA ne sont pas neufs. Cette fois, Le Dire des Forêts, le nom de sa dernière création, fera l’objet de trois représentations à Marche, après un passage à Comines et trois semaines à l’Atelier 210 à Bruxelles, du 24 janvier au 11 février. L’homme de Marloie parle-t-il des cerfs et des géants forestiers ? Que nenni ! Vauchel parle ici de la forêt qu’on se crée tous, de nos angoisses, de nos silences, de nos réflexions. Chacun vit finalement dans sa forêt intérieure.

« Mais la forêt peut aussi être une véritable parcelle de terre boisée où chacun se sent chez lui, explique le comédien qui se souvient de son enfance, quand il allait par les chemins entre Marloie et Marche avec deux amis et où ils s’étaient créé leur univers forestier. Si la forêt est une immensité dans laquelle on se réfugie parfois, ici, je me suis perdu dans ma vie intérieure. Je me pose la question du sens de la vie. »

Et cela peut partir dans tous les sens, lui qui reste fasciné par son entourage hyper-connecté alors qu’il vient seulement d’envoyer ses premiers SMS… « Je me suis trompé d’époque, dit-il. Je suis dépassé, troublé de voir comment on est à ce point connecté au vide… Ceci dit, généralement, mes interrogations, je les partage seul. Mais j’ai cette fois choisi une petite équipe pour cette aventure. »

Dans un décor simple fait de quelques échelles et d’un tas de terre, Vauchel et ses trois comparses partagent avec poésie, tendresse et surréalisme, l’épopée tragico-burlesque de l’étrangeté d’être…

 

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