Pintafish: pour une pêche qui restaure

Tacaud, grondin rouge ou gris, mulet ou limande, autant de poissons que nous n’avons pas l’habitude de manger et qui pourtant vivent dans les eaux de la mer du Nord. Les préférer dans nos menus peut contribuer à réduire la pression exercée sur les espèces surpêchées qu’on trouve habituellement sur nos tables. Pintafish, une coopérative active dans la commercialisation de poissons durables pêchés en mer du Nord par une flottille de petits bateaux, les met dans nos assiettes. 

Temps de lecture: 2 min

Nos mers et nos océans se vident. Les poissons y disparaissent au rythme incessant des filets qui remontent vers les chalutiers. En 2010, 450 tonnes de poissons pêchés en mer du Nord ont été transformées en alimentation pour chats, chiens et cochons faute d’avoir trouvé acquéreur sur la criée aux poissons. C’est pour lutter contre cet immense gaspillage, préserver les fonds marins et la biodiversité marine et garantir aux pêcheurs des revenus équitables que Wim Versteden a créé Pintafish. 

Entre terre et mer

Dans une première vie, Wim Versteden était fermier et c’est les mains dans la terre qu’il a commencé à se poser des questions sur nos manières de produire et de consommer : “ La vente directe était la seule solution pour pouvoir vivre de ma terre et de mon travail. Très vite, on s’est organisé entre producteurs pour proposer nos produits en circuits courts. ” Les clients répondent rapidement présents. Quelques années plus tard,
Wim découvre dans la presse que la Mer du nord est dévastée par la pêche intensive. Il part aussitôt à la conquête des flots pour y trouver des poissons pêchés de manière durable.

 Nos choix peuvent faire la différence 

Comme Wim Versteden le dit pour lui-même : “ Si on ne fait rien, ça ne peut pas avancer. ” Les débuts sont compliqués : il faut se battre contre des pratiques de vente aux enchères à la criée, qui rendent impossible la vente directe, adopter des techniques de pêche plus durables, trouver des façons de réduire le gaspillage et payer correctement les pêcheurs. “ Nous avons notamment mis au point un système logistique qui nous permet de valoriser tout ce que pêchent nos pêcheurs et de ne plus rien jeter ” explique l’ancien agriculteur. Pintafish, dont toute la gamme est vendue surgelée, propose ainsi, en plus des poissons classiques, un colis de poissons saisonniers composés de ces poissons qui auraient été jetés.
“ Ce sont souvent des espèces qui ne sont pas connues du consommateur et qui pourtant sont excellentes ! ” se réjouit Wim. “ Et chaque fois qu’on consomme un de ces poissons inconnus, on n’achète pas de cabillaud ou une autre
espèce surpêchée. ”
.

Pour en savoir plus

www.pintafish.eu

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