Les maladies de jeunesse du palais

Il faut arriver dans l’annexe Nord du palais de justice vers 8 h du matin pour le croire : la semaine dernière, à cette heure à laquelle les agents d’accueil prennent leur place, le thermomètre à l’entrée affichait… 11 degrés. Le temps que le monde arrive et que le bâtiment commence à se réchauffer doucement, on culmine en hiver, vers midi, à 17 degrés. Sans compter les arrivées permanentes d’air froid liées aux ouvertures et fermetures des portes…

Chaufferette donnant sur les jambes, polar sur les épaules et goutte au nez, les jeunes femmes de l’accueil tentent chaque jour d’éviter la pneumonie. « Ça fait deux ans et demi qu’on leur promet une solution, deux ans et demi que rien ne vient  ! », confie, dépité, un des responsables du palais. Dans le couloir, face à elles, des menuisiers s’activent : on remplace les plaques de bois qui parent les couloirs. La raison ? Certains parlaient de problèmes d’humidité, mais ce n’est pas le cas : « Ce sont des malfaçons qui remontent à la période de construction, explique Michèle De Laet, au secrétariat de la première présidente de la cour du travail. Leur remplacement était prévu, et ce sont ces derniers qui ont dû l’assumer financièrement puisqu’il s’agissait d’une erreur de leur part. »

Des vannes qui fuient

Autre problème : des fuites provenant des vannes des chaudières. Ça a été à tel point, il y a quelques mois, que les bureaux des juges de la jeunesse étaient complètement inondés. L’inondation s’est répandue sur deux étages, abîmant les encadrements de fenêtres en bas.

Un deuxième incident a eu lieu bien plus récemment : « Mais les dames du nettoyage ont sorti rapidement les raclettes et nous avons évité les dégâts », nous explique-t-on.

Enfin, une bonne nouvelle quand même : on craignait que le système de renouvellement d’air soit la cible de bactéries, mais les tests ont été réalisés et sont rassurants. Par contre, on a constaté qu’il faudra remplacer les humidificateurs, défaillants.

On se souvient que c’est à cause d’une succession de problèmes que le déménagement du tribunal correctionnel, prévu pour septembre 2012, n’avait finalement eu lieu qu’en mai 2014.

Vraisemblablement, le bâtiment n’a pas fini de faire ses maladies de jeunesse

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