Trump décapite la Statue de la Liberté: la Une de Der Spiegel qui fait le buzz

La Une De Spiegel sur Trump ne cesse de faire parler d’elle depuis sa publication sur le compte Twitter de l’hebdomadaire allemand ce vendredi soir. Sobrement titrée « L’Amérique d’abord », l’image est néanmoins graphique et le message très clair : la première victime de Trump, c’est la liberté.

L’artiste à l’origine de cette Une, Edel Rodriguez, est un réfugié politique cubain arrivé aux États-Unis en 1980. « J’avais neuf ans quand je suis arrivé ici, donc je m’en souviens bien. Je me souviens de ce que j’ai ressenti et je sais ce que les petits enfants ressentent lorsqu’ils quittent leur pays », a-t-il raconté au Washington Post. « Je m’en souviens et cela me peine qu’on empêche aujourd’hui des enfants de venir aux États-Unis ».

Edel Rodriguez explique simplement son dessin : « C’est une décapitation de la démocratie », précisant que la Statue de la Liberté représente la tradition américaine d’accueillir des migrants. Mais il va plus loin. « Clairement, ce qui est associé en ce moment avec les décapitations, c’est Daesh. Donc, il y a bien une comparaison » entre Trump et l’organisation terroriste. « Les deux camps sont extrémistes ».