L’éolien se trouve des voix positives

Les opposants seront certainement nombreux, mais la coopérative HesbEnergie a trouvé la parade. Ce lundi matin, elle a déposé au service de l’Urbanisme de Chaumont-Gistoux une lettre signée par 330 citoyens favorables – une pétition électronique a, elle, recueilli une centaine d’adhésions – au projet de dix éoliennes qu’Engie-Electrabel souhaite implanter le long de la E411, entre Libersart et Corroy-le-Grand. Deux de ces moulins seraient gérés par la coopérative dont l’objectif est de promouvoir une consommation rationnelle et responsable de l’énergie.

Depuis le dépôt du projet en 2015, le nombre de moulins a diminué de treize à dix unités. Les promoteurs ont répondu à la demande de la Région wallonne de supprimer une implantation trop proche d’un site Natura 2000. Un deuxième a été supprimé afin de respecter l’alignement du projet, tandis que le dernier l’a été pour des soucis d’ordre financier.

« En déposant ces lettres, notre intention n’est pas de faire pression sur la décision à venir, nous expliquent Jean-Paul Halloy, le président d’HesbEnergie, domicilié à Incourt, et Emmanuel Mertens, un administrateur doublement concerné puisqu’il vit à Corroy-le-Grand. Nous souhaitons seulement rétablir l’équilibre de la perception. Oui, il existe aussi des riverains qui sont convaincus de la nécessité de produire de l’électricité à partir de sources renouvelables. Et oui, ils sont heureux de voir la présence d’une coopérative citoyenne qui va gérer deux moulins et leur permettre de profiter des retombées financières directes et indirectes. »

La coopérative compte pour l’instant 500 coopérateurs, détenteurs de part à 125 euros. Le retour sur investissement est fixé à un maximum de 6 %, mais la coopérative doit proposer des services ou ristournes au bénéfice de ses membres.

« Le projet le long de la E411 doit permettre d’éclairer entre 10.000 et 12.000 foyers, soit plus que le nombre recensé sur Chaumont-Gistoux et Walhain, précisent les deux membres HesbEnergie. La demande de permis d’environnement répond à tous les critères de distance, soit 440 m au lieu de 400 m de la ferme la plus proche, et de quatre fois la hauteur du mât, soit 488 m, des habitations les plus proches, lesquelles sont à 600 m. Nous sommes sur un site venteux, proche de l’autoroute qui va couvrir les bruits des éoliennes. Nous sommes également proches d’une cabine électrique sur laquelle se raccorder. Enfin, la proximité de Louvain-la-Neuve nous donne de l’espoir pour la consommation de l’électricité qui sera produite. ».