Start IT, l’incubateur de KBC, va aussi accompagner les «intrapreneurs»

Parmi les premières initiatives privées d’accompagnement et hébergement de start-ups, le programme Start IT de la banque KBC a déjà vu défiler 430 jeunes entreprises en 3 ans. Soit environ 1.400 fondateurs, associés et collaborateurs. 70 % de ces start-up sont toujours en vie. Un premier bilan plutôt positif, même si les cofondateurs de Start IT, Lode Uytterschaut et Katrien Dewijngaert, ont toujours dit que le vrai bilan ne pourra être tiré qu’après 5 ans.

Parsify, Posyx, Flavr, Medianeut, Gustaf ou Theoplayer sont quelques-uns des « bébés » de Start IT qui ont bien grossi, employant déjà dans le cas de Theoplayer (un lecteur vidéo HTML5) plus de 30 personnes.

Start IT présentait ce midi sa nouvelle promotion de 38 start-up, choisies parmi 143 candidatures. Ces nouveaux venus vont rejoindre les incubateurs d’Anvers, Gand, Hasselt, Louvain, Courtrai et Bruxelles. On y retrouve une grande diversité d’idées et de secteurs évidemment, avec tout de même quelques fils rouges : les besoins de formation et de développement des compétences, la mobilité douce (bornes de rechargement, vélos électriques…), la logistique via les drones…

« Depuis 3 ans, nous constatons que les secteurs les plus prisés par nos start-up sont, classés par ordre, tout ce qui touche à l’informatique et la productivité des PME, des plateformes de mise en relation de l’offre et le demande sur des marchés spécifiques, les soins de santé et l’alimentation, » énumère Katrien Dewijngaert.

Boardroom pour start-up

Dans les prochains mois, Start IT va mettre sur les rails un nouveau service baptisé Corporate Venturing, qui propose en fait aux grandes entreprises un service d’accompagnement de l’innovation calqué sur ce qui est actuellement proposé aux start-up. L’idée est tout simplement de « booster » les intrapreneurs au sein de grandes entreprises en les sortant de leur cadre habituel. Contrairement à ce que le nom ‘venturing’ pourrait laisser supposer, il ne s’agit pas d’un fond de capital à risque, mais bien d’une offre de coaching (y compris sur des aspects de financement le cas échéant).

L’incubateur veut par ailleurs stimuler spécifiquement l’entrepreneuriat féminin. Un « bootcamp » pour entrepreneures va voir le jour à Anvers en avril, en partenariat avec L’ASBL flamande Straffe Madame. Start IT recherche des partenariats semblables côté francophone.

Enfin, l’incubateur va lancer ce printemps Boardroom. L’idée est de créer une sorte de conseil d’administration « light » dans les start-up en leur permettant tous les 3 mois de faire état de l’état d’avancement de l’entreprise devant un comité de mentors. Pour ne jamais s’endormir sur ses lauriers. « Nous allons même organiser ces réunions de suivi dans une vraie salle de conseil », ajoute Lode Uytterschaut.