Nicolas Bedos au «Soir»: «Il y a un taré qui est entré à la Maison Blanche»

Son premier film, « Monsieur et Madame Adelman » sera projeté ce soir à Mons.

Temps de lecture: 2 min

Nicolas Bedos endosse pour la première fois le costume de réalisateur. Invité de la rédaction du « Soir », il nous présente son film «  Monsieur & Madame Adelman  » qui sera projeté ce soir à Mons.

C’est un film qui rend « hommage aux grandes amoureuses ». Interrogé au centre de la rédaction, Nicolas Bedos explique qu’il fait « partie de ceux qui ne seraient absolument rien sans les femmes qui m’ont entouré et empêcher de couler. C’est une façon de les remercier aussi ». Evoquant Doria Tillier, qui l’accompagne à l’affiche, il révèle que l’actrice « est un individu qui [le] passionne », avec qui il a travaillé avec une grande complicité. « Je n’ai pas pris une décision de montage sans elle. C’est une espèce d’addiction artistique ».

Le réalisateur estime que son film lui a « permis de se rattraper » après en avoir fait qui ne lui ressemblait pas. « La grande libération c’est de pouvoir dire aux gens, qui ont été potentiellement heurtés par mes chroniques, d’avantage de choses et d’exposer certaines fragilités », a-t-dit avant de conclure par, « ce film c’est vraiment moi, ce qui n’était pas le cas de mes chroniques ».

L’élection présidentielle

Lors de son interview, Nicolas Bedos n’a pas manqué d’évoquer largement la situation politique en France. Et a notamment critiqué le système des primaires : « Une sorte de The Voice, on cherchait Nikos Aliagas ».

Si son « ADN est plutôt d’une gauche assez radicale, assez rêveuse », il ne se dit « séduit par personne ». Ni par Hamon – dont il ne partage l’avis sur le revenu universel –, ni par Mélenchon – « qui surjoue et s’écoute parler ». Encore moins par Marine Le Pen ou François Fillon.

Concernant l’affaire Fillon, le réalisateur « condamne le Canard enchaîné pour la distillation de ses informations ». « Je ne suis pas particulièrement favorable au côté catho de campagne de Fillon, mais ce n’est pas pour autant que je trouve sain que la présidentielle soit totalement amputé de son électorat », a-t-il ajouté.

Pas plus tendre avec Penelope Fillon – « une femme du 19e siècle » – ou Melania Trump, il s’inquiète aussi du sort des Etats-Unis : « Il y a un taré qui est entré à la Maison Blanche ».

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