Une manifestation féministe dégénère à Bruxelles: 138 personnes identifiées

La police bruxelloise a identifié 138 personnes ayant participé à la manifestation de féministes qui a dégénéré samedi soir dans le centre-ville, indique-t-elle dimanche. Selon les forces de l’ordre, il a fallu intervenir car un certain nombre de manifestants dessinaient des graffitis et causaient des dégradations. Les femmes concernées ont été identifiées sur place et ensuite libérées.

La manifestation, qui a traversé le centre de Bruxelles sous le slogan « Reclaim the night », a démarré vers 20h30 du Mont des Arts. Elle avait pour but de «  se réapproprier la rue la nuit contre les violences sexistes » et portait le message «  d’un féminisme inclusif, intersectionnel et pro-choix (pour le libre choix en matière d’avortement, du port ou non du hijab, la liberté des travailleuses-rs du sexe) », selon les organisateurs. L’événement était ouvert à tous les genres, sauf aux hommes «  dont le ressenti de l’identité de genre coïncide avec le sexe qu’on lui a assigné à la naissance ».

Sur les réseaux sociaux, plusieurs participantes évoquent des abus de pouvoir commis par les forces de l’ordre, ou un usage de la force disproportionné.

«  Nous avions vu un appel pour cette manifestation sur Facebook et étions présents », explique Ilse Van De Keere, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. «  Dans la rue du Chêne, la situation a dégénéré lorsque quelques personnes présentes ont commencé à dessiner des graffitis sur une voiture et des bâtiments et qu’elles ont causé des dégradations. Le groupe a alors été encerclé et 138 personnes ont été identifiées », poursuit-elle, précisant que les forces de l’ordre ignoraient qui était responsable de l’événement, n’ayant pu entrer en contact avec ses organisateurs.

Une enquête a été ouverte afin de savoir qui est responsable des différentes dégradations.