Publifin: 1.800€ mensuels à Olga Zrihen pour présider la caisse des pensions du Sénat

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Annoncé il y a quelques jours, la Louviéroise Olga Zrihen (PS) présidera bien la prochaine commission d’enquête du Parlement wallon sur Publifin. Invitée ce lundi matin sur La Première/RTBF, elle affirme que « tout pourra se discuter », mais qu’il reste encore à décider du cadre, des missions et des fonctions distribuées à chacun. « Pour le moment, nous avons une situation publifin qu’il faut clarifier avec toute la transparence possible. Si on commence à partir dans tous les sens, nous ne répondrons pas aux attentes des citoyens. »

Difficile à évaluer, donc, la durée d’une telle commission. « Il faudra examiner un caddie complet de documents, faire des comptes rendus, être d’accord sur les analyses… Tout en faisant attention à ne pas rencontrer de difficultés de procédure qui invalideraient la commission. Ce sera long, mais ce ne sera pas une saga  ! », prévient-elle.

3.600 euros la réunion

Et pourtant, la commission d’enquête n’a pas encore commencé que tous les projecteurs sont braqués sur Olga Zrihen. La RTBF révèle ce matin qu’elle a touché, entre 2010 et 2016, pas moins de 1.800 euros bruts mensuels comme présidente du Conseil d’administration de la Caisse des retraites des sénateurs. Sauf que cette ASBL ne se réunit que cinq (voire six) fois par an… ce qui représente environ 3.600 euros la réunion !

Interrogée à ce sujet, la Louviéroise se défend : « Ce qui est juste, c’est le montant. Même si je ne l’ai pas vérifié. Mais en ce qui concerne le nombre de réunions, c’est faux ! De plus, il n’y a pas que cela. Il faut aussi prendre en compte le suivi permanent des pensions des 70 sénateurs et l’ensemble du travail ».

Lors du changement de présidence, cette indemnité a été supprimée. Le président actuel Bert Anciaux touche 125 euros de jeton de présence, tout comme les autres administrateurs. Selon Mme Zrihen, la mission de cette caisse a été sensiblement réduite par le fait qu’une bonne partie du travail a été repris par des caisses de pensions régionales.

Le nombre de ses mandats (29) a également été pointé du doigt – le cumul des mandats étant un sujet important que la commission d’enquête devra clarifier. « Chacun organise sa vie comme il le souhaite. Je commence dès 6h et je m’arrête à 23h. Du lundi au dimanche », se justifie-t-elle. Et de préciser : « Je ne suis pas née dans le monde politique, mais dans le monde associatif, ce qui explique ce nombre-là. A part les cinq mandats rémunérés, tout le reste vient de la vie sociale et associative », où elle était active avant son entrée dans la vie parlementaire.

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