Moins de navetteurs dans la capitale

Alors que le nombre de Flamands et de Wallons venant travailler à Bruxelles a culminé à 371.699 personnes en 2010, il est passé à 340.700 en 2015. Bruxelles est le lieu d’arrivée ou de départ de plus de 86 % des déplacements interrégionaux

Temps de lecture: 2 min

Quand on circule dans Bruxelles aux heures de pointe, on a l’impression que les navetteurs sont de plus en plus nombreux à venir travailler dans notre capitale chaque matin. Pourtant, c’est le contraire qui arrive ! Car, après avoir culminé à 371.699 personnes en 2010, le nombre de navetteurs est revenu à un peu plus de 365.000 navetteurs en 2012 et en 2013 avant de chuter à 363.786 en 2014 et à 340.729 en 2015. Les navetteurs sont passés de 230.500 à 219.000 côté flamand et ils sont passés de 135.300 à 121.650, côté wallon selon une étude récente de l’Observatoire bruxellois de l’emploi.

« C’est une tendance lourde, explique Stéphane Thys (Observatoire bruxellois de l’emploi). La proportion de navetteurs a surtout augmenté jusqu’à la fin des années 1990 puis elle a connu une décroissance, qui est particulièrement sensible entre 2014 et 2015. Il faudra voir si elle se confirme pour 2016. Mais la tendance générale est à une décroissance légère et continue. »

Notre spécialiste avance plusieurs hypothèses qui pourraient expliquer cette décroissance. « Il y a d’abord le profil des navetteurs venant à Bruxelles. Ils sont en moyenne plus âgés et on les retrouve dans des secteurs comme les finances/assurances, le transport, l’énergie et les administrations publiques. Et donc, quand ils partent à la pension ils ne sont pas toujours intégralement remplacés. Ensuite, les navetteurs sont concurrencés par les Bruxellois, de plus en plus nombreux à chercher à occuper les emplois dans leur propre région. Enfin, il y a de nombreuses fonctions critiques en Flandre. De ce fait, les Flamands peuvent plus facilement trouver du travail près de chez eux, sans être confronté aux problèmes de congestion sur le chemin domicile-travail. »

En 2015 encore, la part de navetteurs occupant les postes de travail à Bruxelles est passée sous la barre symbolique des 50 % ; pour la première fois depuis le milieu des années 1980. Les Bruxellois sont donc maintenant majoritaires à occuper, même si c’est de justesse (51,5 %), les emplois proposés dans leur région.

Pour la Belgique, le flux de navette domicile-lieu de travail a concerné 476.172 travailleurs en 2015, soit 10,5 % de tous les postes de travail. Les 340.729 travailleurs qui se rendent en région bruxelloise représentent 71,6 % de tous les flux interrégionaux. Avec les 15,8 % de Bruxellois qui travaillent hors de la capitale, Bruxelles est le lieu d’arrivée ou de départ de plus de 86 % des déplacements interrégionaux.

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une