Les futurs profs devront passer un test de français

Petite révolution en vue à l’entrée de la formation initiale des enseignants : dès 2019, l’accès aux études menant à un diplôme d’instituteur ou de d’enseignant en secondaire sera soumis à la présentation obligatoire d’une épreuve de maîtrise du français.

Cela fait des années que les formateurs d’enseignants, particulièrement en haute école, attirent l’attention des pouvoirs publics sur les lacunes des jeunes à l’entrée. Le groupe de travail qui planche sur de la réforme de la formation initiale a donc proposé au ministre Marcourt d’instaurer ce test avant l’inscription dans la filière. Précision utile à ce stade : on parle bien d’un test obligatoire mais non contraignant (comparable à ce qui se pratiquait en médecine jusqu’à la dernière rentrée académique), rien à voir donc avec un examen d’entrée (qui lui aura lieu en médecine dès septembre 2017).

Les spécialistes du système d’enseignement supérieur francophone confirment le malaise. Voici quelques semaines, le mouvement sociopédagogique “Changement pour l’égalité” mettait le doigt sur le problème : « Partout, mais alors vraiment partout, la question de la maîtrise de la langue et du bagage avec lequel les étudiants arrivent en Haute École est évoquée comme la difficulté principale et la cause d’échec essentielle. Mais ce que couvre la maîtrise de la langue est vaste et formulé de manière diverse selon les formateurs. Pour tous, le manque de maîtrise de l’orthographe n’est qu’un épiphénomène de ce manque de maîtrise de la langue. »