Les banques durciront l’accès au crédit immobilier

Selon la Banque nationale de Belgique, des « poches de risques existent sur le marché belge ». Le régulateur va décourager les banques de prêter sans un apport du client supérieur à 20 % de la valeur du bien.

Temps de lecture: 2 min

Une bulle immobilière est-elle proche d’éclater chez nous ? « Non », rassure la Banque nationale de Belgique. Mais on n’est jamais trop prudents et pour la première fois depuis longtemps, la BNB observe des poches de risques sur certains types de prêts.

Petit rappel : la crise des « subprimes » de l’autre côté de l’Atlantique était partie du grand nombre de défauts de paiement de ménages américains à qui des institutions financières trop peu regardantes avaient prêté trop d’argent et/ou trop facilement en vue d’investissements dans la brique. Et personne ne veut d’une chute des prix sur les marchés, synonyme de baisses de croissance et de PIB que ne manquerait pas de provoquer l’éclatement d’une bulle immobilière.

Le régulateur belge a donc décidé de serrer la vis : en mai prochain, sous réserve encore d’un « go » fort probable de l’Europe à la mesure proposée, les banques devront provisionner des fonds propres supplémentaires lorsqu’elles prêtent à des quotités élevées.

Concrètement, cela signifie que si le candidat emprunteur ne peut pas mettre sur la table au moins 20 % de la valeur de sa future maison (voire 30 % si l’on tient compte des frais d’enregistrement, de notaire, etc.), il lui sera très prochainement moins facile d’obtenir un prêt.

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