«Chez nous»: l’extrême droite vécue de l’intérieur

Nos critiques des sorties cinéma.

Temps de lecture: 2 min

Chez nous (Lucas Belvaux)

Plus engagé que militant, ce film citoyen est né d’une urgence à redire combien le FN est un parti d’extrême droite, donc dangereux pour la démocratie. De meeting en opération séduction, Lucas Belvaux nous fait vivre les choses de l’intérieur, au quotidien. Il montre comment s’opère la manipulation, comment fonctionne l’endoctrinement, comment les valeurs patriotiques sont réveillées, comment les peurs sont utilisées. Il le fait à travers un beau portrait de femme.

T2 Trainspotting (Danny Boyle)

Sachez déjà qu’il vaut mieux avoir vu l’original sous peine d’être vite largué. Et à la question de savoir si ce numéro 2 présente un quelconque intérêt, la réponse est très mitigée. Certaines scènes sont hilarantes, la bande originale est monstrueuse, à l’image de la première, mais on a quand même le sentiment que ce T2 patine.

Patients (Mehdi Idir et Grand Corps Malade)

Le 7e art a déjà pas mal exploré la thématique du handicap. Mais il est toujours bon d’y revenir. Ce que fait Grand Corps Malade avec humour et émotion. Il donne à son film une dimension documentaire et pédagogique très intéressante, de quoi revoir pas mal de certitudes sur le sujet. Ce qui passe moins au ciné que dans son livre, c’est un certain humour de survie, trash et corrosif. Grand Corps Malade met pourtant pas mal de vannes dans la bouche de ses protagonistes qui sont tous dans une justesse de ton touchante.

20th Century women (Mike Mills)

Il règne ici une vraie atmosphère. Le spectateur se retrouve plongé dans les années 70. Le regard est à la fois introspectif et touchant.

Logan (James Mangold)

Le réalisateur filme les bastons et les poursuites comme un western sans oublier des références via la bande originale à Johnny Cash. Si Logan reste relativement trop, il se dégage de son personnage une humanité à travers sa carcasse qui tombe en ruine et son regard désenchanté qui rend le propos attachant.

La grande course au fromage (Rasmus A. Sivertsen)

Aventure et rebondissements pour ce dessin animé en stop motion issu de l’excellente école norvégienne d’animation. Avec drôlerie et bienveillance, le film parle de solidarité et du respect de l’autre. Et on plonge sans résistance dans cette histoire peuplée de montagnes, lacs gelés et précipices et d’un fromage géant. Pour les tout jeunes spectateurs.

My first highway (Kevin Meul)

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