Panneaux publicitaires lumineux: 25 permis refusés

La société Clear Channel a installé dans la seconde partie de 2016 toute une série de panneaux publicitaires digitaux sur le territoire de Bruxelles-Ville. Ces affichages numériques, des écrans fortement éclairés, permettent de diffuser des messages publicitaires animés, captant plus l’attention. Une mini-révolution mais qui n’est pas du goût de tous.

Rapidement après la mise en place de ces nouveaux écrans, des voix se sont élevées pour protester, pour des motifs aussi bien d’ordre sécuritaire qu’esthétiques ou légaux. Sommées de se prononcer sur la question, les autorités régionales et communales ont expliqué que Clear Channel n’avait pas introduit de permis pour l’installation de ces panneaux.

À la Ville de Bruxelles, on explique que contact a été pris auprès de Clear Channel. « Nous avons en effet constaté que Clear Channel avait installé des panneaux sans être en ordre », confirme le cabinet de l’échevin de l’urbanisme Geoffroy Coomans (MR). « Nous leur avons gentiment demandé d’introduire des demandes. »

A bonne source, on nous explique que, si Clear Channel est bien au courant des règles en la matière, la société n’est pas toujours exemplaire pour les respecter. Finalement, la société a bien introduit des demandes de permis. « Certains panneaux ont été autorisés, d’autres moyennant des changements », ajoute le cabinet de l’échevin. « Sur les 53 demandes de permis introduites, 25 ont été refusées. Nous avons demandé à Clear Channel de retirer ses panneaux, mais elle a introduit un recours au collège d’urbanisme. » Pour le moment, les affichages restent donc.

Le service de l’urbanisme explique ces refus par le non-respect du règlement régional d’urbanisme (RRU), car certains de ses panneaux sont en zone interdite ou restreinte à la publicité.

Contactée par nos soins, la société Clear Channel, visiblement embarrassée, a répondu quelle ne souhaitait plus réagir à « cette polémique ».