L’ourson polaire Fritz du zoo de Berlin est mort à quatre mois (photos et vidéo)

«  Le petit ours polaire Fritz a succombé lundi soir à son hépatite », a indiqué dans un communiqué le Tierpark, l’un des deux zoos berlinois où l’animal était né en novembre. «  Nous sommes stupéfaits, très tristes et déprimés. C’est incroyable à quelle vitesse ce petit ours polaire avait conquis nos cœurs », a réagi le directeur du zoo, Andreas Knieriem, cité dans le communiqué. Né le 3 novembre dans ce zoo de l’est de Berlin, en même temps qu’une jumelle morte peu après la naissance, Fritz venait de passer la phase critique des trois premiers mois durant laquelle les chances de survie d’un ours né en captivité sont très faibles. Il était le premier ours polaire né depuis 22 ans dans l’ancien zoo de Berlin-Est.

Il souffrait d’une hépatite

Il avait été trouvé lundi matin apathique auprès de sa mère, Tonja. Des examens avaient révélé qu’il souffrait d’une hépatite sévère et, malgré les soins prodigués, l’ourson est mort lundi soir vers 19H00 GMT, selon le zoo. Fritz devait être autopsié mardi matin afin de connaître les causes précises de sa mort, précise le zoo. Sa naissance avait suscité l’enthousiasme des fans qui le voyaient prendre dans leur cœur la place de Knut, une boule de poils blancs qui avait ému la planète après sa naissance en 2006, dans l’autre zoo de Berlin, à l’ouest de la ville : premier ours polaire né en captivité depuis plus de 30 ans, Knut était mort brutalement en 2011, laissant ses admirateurs effondrés.

Un mémorial pour Fritz

Un mémorial lui est dédié dans le zoo de l’ouest de Berlin qui avait engrangé des millions d’euros de recettes grâce à Knut et à tous les produits dérivés. Mardi, après l’annonce du décès de Fritz, même le bras droit d’Angela Merkel à la chancellerie, Peter Altmaier, y est allé de son tweet endeuillé : «  Quiconque se souvient de Knut est triste. Mais par-dessus tout, nous devons protéger les ours polaires dans la nature ! »

Menacé par la fonte de la banquise, l’ours polaire est classé «  vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature et fait l’objet d’un Programme d’élevage.