En Belgique, les noms de rue sont trop masculins

Les noms de rues, c’est une affaire d’hommes et de lieux, où pullulent les Emile Vandervelde ou les rues de la Station, mais où les femmes n’ont guère droit de cité.

Pour objectiver cette situation d’inégalité, Le Soir a lancé une enquête data sur un échantillon de neuf communes bruxelloises et wallonnes. Un jeu de données reprenant l’ensemble des noms de rues de ces communes a été extrait d’OpenStreetMap, un extraordinaire travail réalisé par une communauté de bénévoles et destiné à cartographier la planète et à en mettre le résultat librement à disposition en ligne.

Après avoir trié ces données pour ne conserver que les rues ayant un nom de genre, soit plus de 2.300 rues, celles-ci ont été colorisées pour distinguer les noms féminins des masculins. Elles ont ensuite été superposées aux cartes des différentes communes. Le résultat, visuellement, se passe de commentaires : il faut bien chercher pour trouver les rues aux noms de femmes.

Ainsi, à Bruxelles, on dénombre 25,6 % de rues avec des noms d’hommes contre 3,8 % de femmes. À Louvain-la-Neuve, le ratio est de 20,5 % contre 2 %. A Charleroi c’est 33,8 % pour les hommes et 1,5 % femmes. Les chiffres ne sont pas très différents à Liège. Bref, la parité n’est pas mise !

Découvrez sur Le Soir+ nos neuf cartes interactives répertoriant les noms de rues féminins.

À Bruxelles : 25,6 % hommes, 3,8 % femmes

À Charleroi : de nombreuses rues à renommer

À Liège : les personnalités féminines ne courent pas les rues

Découvrez aussi les résultats de notre enquête data pour Jurbise, Bastogne, Louvain-la-Neuve, Molenbeek, Namur et Arlon.