Erdogan: «Nous connaissons les Pays-Bas pour le massacre de Srebrenica»

Ses propos ont d’ores et déjà été condamnés par le Premier ministre néerlandais et le ministre allemand de l’Intérieur.

Journaliste au service Web Temps de lecture: 2 min

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi qu’une victoire du oui au référendum sur l’extension de ses pouvoirs serait la meilleure réponse aux « ennemis », sur fond de tension avec l’Europe sur la tenue de meetings en vue de ce scrutin.

Le président turc s’en est pris de nouveau aux Pays-Bas pour avoir empêché deux ministres turcs de participer à des meetings de campagne en faveur du référendum du 16 avril sur leur sol, promettant de « nouvelles mesures » pour sanctionner ce « terrorisme d’État ».

Les Pays-Bas, pays « corrompu »

Lors de cette nouvelle attaque verbale, Erdogan a également souligné le manque de « moralité » des Pays-Bas, selon Associated Press. Il tient les Pays-Bas responsables pour le meurtre de milliers de Musulmans à Srebrenica en 1995. Ce sont des soldats néerlandais de l’ONU qui étaient chargés de protéger l’enclave.

« Nous connaissons les Pays-Bas pour le massacre de Srebrenica », a-t-il déclaré à la télévision. « Nous savons combien leur moralité (…) a été entamée par les 8.000 Bosniens qui ont été massacrés ». « Personne ne devrait nous donner de leçon de civilisation », a-t-il ajouté.

Des propos « nauséabonds »

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, n’a pas tardé à réagir à ces propos, estimant qu’il s’agit d’une « réécriture de l’histoire nauséabonde ». « Le ton devient de plus en plus hystérique. Il continue à gonfler. C’est d’un niveau et d’un manque de style incroyable. Nous n’allons pas nous abaisser à ce niveau. C’est totalement inacceptable », a-t-il regretté.

Des critiques « absurdes »

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, accuse le gouvernement turc de chercher par ses « provocations » contre l’Europe à se poser « en victime » pour peser sur le résultat du référendum sur l’extension des pouvoirs du chef de l’État.

Les dernières critiques du pouvoir turc « sont absurdes » et « n’ont qu’un objectif, placer la Turquie en position de victime pour susciter un mouvement de solidarité chez ceux qui se montrent peut-être critiques » à l’égard de l’objet du référendum du 16 avril, a-t-il déclaré.

À lire aussi Les Turcs de Bruxelles: «Marre de la contre-propagande de l’Europe» À lire aussi Les meetings annulés font le jeu d’Erdogan
Chargement
Le fil info
Tous

En direct

Le direct

    Sur le même sujet La Une Le fil info

    Allez au-delà de l'actualité

    Découvrez tous les changements

    Découvrir

    À la Une