Mobilité: De Wolf (MR) dénonce «un exécutif de plans et de plan-plan»

La Région bruxelloise a lancé la rédaction de son futur plan de mobilité censé couvrir la période 2018-2028. Un processus qu’elle promet plus participatif que les précédentes éditions. Une « co-construction », a ajouté le ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SP.A). Il ne s’agira pas, a-t-il promis, d’un énième plan, mais de quelque chose de neuf, plus concret. Tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Vincent De Wolf, le chef de groupe MR au parlement bruxellois dénonce « l’incohérence » de la démarche du gouvernement.

« On est surpris, dit-il. L’enquête publique sur le plan régional de développement durable (PRDD) vient à peine de se terminer avec un maigre succès. Le PRDD comprend un important volet mobilité. Malgré cela, on relance une nouvelle concertation. Pire : une ordonnance du 26 juillet 2013 prévoit que le plan régional de mobilité doit faire l’objet, dans les 30 mois suivant son entrée en vigueur, d’une évaluation. Celle-ci n’a jamais été réalisée pour Iris 2. Sans doute par peur de constater que ce plan est un échec ». Pour De Wolf, « c’est grotesque : redemander l’avis des gens sans même avoir pris la peine d’évaluer ce qu’on a fait auparavant. Pour paraphraser Didier Gosuin [Defi, actuel ministre de l’Economie, NDLR] lorsqu’il était dans l’opposition, ce gouvernement continue à être un exécutif de plans, de plan et de plan-plan ».

Pour Vincent De Wolf, le gouvernement ne propose pas d’alternatives valables. Il propose d’autres priorités à lire sur Le Soir+.