26 mars 1814: mort de Joseph-Ignace Guillotin

Il y a 203 ans, le défenseur de la guillotine s’éteint à Paris.

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Joseph Ignace Guillotin a 76 ans quand il décède à Paris. L’homme a quitté la politique depuis des années et consacre son temps à défendre la vaccination contre la vérole et à développer un programme de santé publique. Il estime en effet que la machine à laquelle on a donné son nom est « la tache involontaire de sa vie ». Guillotin a cru qu’elle allait améliorer le système judiciaire français alors très inégalitaire. Lors de son discours face à l’Assemblée nationale constituante de la Révolution, il expliqua que les délits de même genre devaient être punis des mêmes genres de peines, quels que soient le rang et l’état du coupable. Il fallait un seul supplice pour tous : la décapitation. Jusqu’alors, la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d’État étaient écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués de coups ou pendus, les faux-monnayeurs bouillis vifs dans un chaudron. Guillotin expliqua encore que la machine était efficace et épargnait bien des souffrances inutiles. Lui-même espérait que la machine ouvrirait la voie à la suppression de la peine capitale.

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