Au meeting bruxellois de Hamon, Di Rupo vante son «programme de rupture» (photos)

En meeting à Bruxelles mardi soir, Benoît Hamon encaisse le soutien du PS, même si l’allocation universelle ne fait pas l’unanimité chez nous.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

Ouvrant le meeting du candidat socialiste à l’Elysée, mardi soir, salle de la Madeleine à Bruxelles, Elio Di Rupo a souligné que « les raisons de soutenir Benoît sont très nombreuses », parmi lesquelles, en plus de l’engagement européen (« pour un salaire minimum à l’échelle de l’Union »), il pointe le « programme de rupture » avec les politiques d’austérité, ainsi que l’adhésion partagée, selon le président du PS, à « une gauche qui est celle des progrès effectifs et des projets concrets, réalisables ici et maintenant ». Loin des « incantations de la gauche dite radicale »… Elio Di Rupo devait penser très fort au PTB, Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon : le signe encore qu’il y a des convergences d’intérêts entre le président du PS et le candidat socialiste à l’élection présidentielle française !

Or donc, Elio Di Rupo soutient Hamon « vigoureusement » même si ce n’est probablement pas complètement : il ne fait aucune allusion à l’engagement fort du français pour l’allocation universelle, sans doute la ligne rouge qui les sépare (une ligne en pointillé, n’exagérons rien), et qui traverse le PS maison (l’idée a ses partisans, comme Paul Magnette, qui est intervenu au meeting de Hamon dimanche à Bercy, et ses détracteurs, entre autres Laurette Onkelinx et Rudy Demotte).

Di Rupo pour la légalisation du cannabis

Quoi qu’il en soit, Elio Di Rupo ne lésine pas dans son soutien au candidat français, sur le plan socio-économique mais aussi sur les questions de société. Exemple : « Je trouve scandaleux de laisser un nombre considérable de nos jeunes dans les bras des milieux criminels pour s’approvisionner de quelques grammes de cannabis. Comme Benoît, je propose que ce soient les pouvoirs publics qui régulent et règlementent la production et la vente de cannabis ». Conclusion : « Vas-y Benoît ! ».

À Bruxelles en quête des voix des électeurs français, Benoît Hamon aura ainsi encaissé au passage le soutien du PS (et du SP.A : il a rencontré John Crombez mardi après-midi), plus sûr et ferme, à vrai dire, que celui de son propre parti en France. En attendant, mardi soir à Bruxelles, nombreux sont venus l’écouter : Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts), Thomas Piketty et une série de socialistes, parmi lesquels Laurette Onkelinx, Yvan Mayeur, Frédéric Daerden, Marie Arena… Sans oublier les deux à trois mille personnes (surtout des jeunes) qui ont convergé vers salle de la Madeleine, pleine à craquer. Certains partisans étant restés à l’extérieur ont pu pénétrer dans une seconde salle toute proche.

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