Furlan à la commission Publifin: «Parmentier a-t-il voulu me tromper? Je ne pense pas»

Le ministre wallon de l’énergie et des pouvoirs locaux répond aux questions des députés peu de temps après son chef de cabinet adjoint.

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Après l’audition de Claude Parmentier, le chef de cabinet adjoint du ministre Paul Furlan et administrateur de Nethys et Publifin, c’est au tour de ce dernier, ministre wallon de l’énergie et des pouvoirs publics d’être auditionné par la commission d’enquête parlementaire Publifin. Le ministre avait démissionné suite au scandale suscité par la gestion de l’intercommunale.

Sur la question de la double casquette de son chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier, Paul Furlan est sur la même ligne que M. Parmentier, auditionné ce matin. « Il n’y a de conflit d’intérêts possible que dans le chef de celui qui décide. Et dans mon cabinet, celui qui décide, c’est moi ». Il continue : « On est dans une forme de négligence. Point à la ligne. Claude Parmentier a-t-il voulu me tromper ? Je ne le pense pas. Cela a-t-il eu des conséquences ? Je ne le pense pas non plus. J’ai eu à traiter 13 dossiers de tutelle sur Publifin. Dans un seul cas, je n’ai pas suivi l’analyse de mon administration. C’était sur un dossier de fourniture et livraison de robinets ».

L’ex ministre enfonce le clou en redonnant sa ligne de défense : « Sur Nethys, je n’ai eu ni contrôle, ni tutelle, en tant que ministre ». Il est vrai que le ministre des Pouvoirs locaux n’avait un droit de regard que sur l’intercommunale Publifin. Pas sur ses filiales.

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Un secret de polichinelle

Il continue en expliquant que la petite phrase « Tout le monde savait » a le don de l’agacer. « Tout le monde savait, chez les responsables politiques d’un certain niveau, à Liège », complète le ministre. « Voilà la phrase exacte ». Paul Furlan est également convaincu qu’il y a une part de non-conformité dans l’existence des comités de secteur. « Quand vous voulez contourner la loi, la dernière personne que vous contactez, c’est l’autorité. Dans ce cas, le ministre des Pouvoirs locaux ».

M. Furlan profite de son temps de parole pour faire des recommandations. Il remet notamment en cause la possibilité de désigner un élu local à titre privé dans une société, qu’elle soit publique ou privée. Il continue et déclare : « L’intercommunale, c’est bon pour gérer une piscine. Pas des pans entiers de l’économie wallonne ». L’ex ministre des Pouvoirs locaux n’est pas fan du modèle Publifin.

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