Les suspicions de fraude à l’asile à la suite de «vacances» se multiplient

Il est question de réfugiés qui retournent temporairement dans leur pays d’origine, le pays qu’ils sont justement censés fuir pour cause de danger.

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En deux mois et demi, 28 signalements de potentielles fraudes à l’asile dans le chef de réfugiés «vacanciers» sont déjà parvenus cette année au Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). Les dossiers en question sont en cours d’examen.

Sur toute l’année 2016, 46 signalements au total ont été transmis au CGRA. Ces dossiers avaient mené à 14 retraits de l’asile accordé et au maintien du statut de réfugié dans 6 cas, tandis que 26 dossiers sont encore étudiés, indique dimanche le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA).

La coordinations s’améliorent entre pays européens

Il est question de réfugiés qui retournent temporairement dans leur pays d’origine, le pays qu’ils sont justement censés fuir pour cause de danger. En cas de telles «vacances», le statut de réfugié peut être retiré, précise le secrétaire d’Etat.

Certaines personnes tentent d’éviter les soupçons en voyageant depuis un pays proche, comme les Pays-Bas. Une collaboration plus étroite entre la Belgique et les Pays-Bas sur cette question a justement été mise en place en décembre 2016, tandis que les possibilités d’améliorer les échanges d’informations à ce sujet avec la France et l’Allemagne sont à l’étude.

«Les discussions avec la France sont en cours. Avec l’Allemagne, une collaboration informelle existe et les dossiers circulent déjà. Nous aimerions arriver à un partenariat structurel avec l’Allemagne le plus tôt possible, comme c’est le cas avec les Pays-Bas», indique Theo Francken.

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