«Les Schtroumpfs et le village perdu»: les jeunes vont adhérer

Nos critiques des sorties cinéma.

Temps de lecture: 4 min

Les Schtroumpfs et le village perdu (Kelly Asbury)

Sony Pictures a abandonné l’idée de plonger les Schtroumpfs dans du live action. Ouf ! On est dans de l’animation pure avec la rondeur, les couleurs vives, l’espièglerie et un visuel originel. Les Schtroumpfs du grand écran ont le même look que les figurines attachantes qui peuplent les coffres à jouets et dans leur profil caricatural, ils sont très reconnaissables. Les jeunes spectateurs vont adhérer. Privilégiant un cahier des charges proche de ce que Peyo a traduit d’album en album, Kelly Asbury fait vivre tout ce petit monde bleu dans une atmosphère magique, ce qui contraste avec l’approche expressionniste de l’univers inquiétant du méchant Gargamel. On aurait juste schtroumpfé que la langue de ces petits héros soit plus schtroumpf.

Pris de court (Emmanuelle Cuau)

Emmanuelle Cuau brode un thriller familial autour de l’idée que la famille unie (ici, une mère et ses deux fils) est la meilleure arme contre l’adversité. Elle place au cœur de cette tourmente Virginie Efira face à Gilbert Melki impeccable de froideur et de cynisme. Emmanuelle Cuau met le tout en scène de façon efficace avec la volonté d’être toujours dans le mouvement. Mais elle n’évite pas l’ennui car elle ne parvient pas à insuffler le supplément d’âme qui aurait transcendé les personnages. On reste dès lors sur l’image de Virginie Efira capable de densifier n’importe quel personnage même quand on l’oblige à gommer tous les atouts de la séduction.

Telle mère, telle fille (Noémie Saglio)

Noémie Saglio force grossièrement le trait de sa comédie qui se veut dans l’air du temps. Le résultat est inégal tout comme le casting. Certaines scènes sont drôles, comme la rencontre des grands-parents, mais on n’est jamais dans la finesse et cela manque cruellement de bons dialogues.

Ghost in the shell (Rupert Sanders)

Ghost in the Shell ne serait pas grand-chose sans son artillerie d’effets spéciaux et plans spectaculaires calibrés pour une vision en 3D ou Imax. Et dans ce credo pop-corn et rollercoster, c’est vrai, on en prend plein la vue. Pour le reste, on a déjà vu le film. C’est le problème de ce Ghost in the Shell qui surfe sur la vague (le tsunami) superhéros/mangas/jeux vidéos qui nous inonde depuis quinze ans.

Gangsterdam (Romain Lévy)

Sans rire, le film fait rire. Enfin, par moments, si on a gardé son esprit d’ado de 15 ans qui regarde dans les vestiaires des filles quand elles se déshabillent à la piscine. Et en fin de compte, le moment régressif que l’on passe en compagnie de cette joyeuse et burlesque bande offre quelques passages vraiment… jouissifs. Jeu de mots ! Tu saisis ? Jouissif , dans le sens agréable, mais aussi jouir, éjac’ faciale, quéquette, biroute, tout ça…

Baby boss (Tom McGrath)

Cette intrigue qui permettait une jouissive exploration du monde des bébés mais aussi de savoir comment survivre à ce chamboulement qu’est l’arrivée d’un nouveau-né (amour parental à partager, sentiment de jalousie à surmonter…) est peu inspirée, très formatée et pas si drôle que ça. Tom McGrath hésite sans cesse entre le rire et l’émotion, les gags ou l’introspection du petit garçon, sans jamais trancher. On est dans un entre-deux, ce qui rejaillit sur le scénario qui raconte un peu n’importe quoi pour arriver à dire que la famille, c’est le bonheur. Les enfants y verront un film marrant avec un bébé en costume cravate à croquer mais réellement, c’est une déception car le film qui aurait pu être un petit bijou d’hilarité et de tendresse ne va pas très loin.

La Fontaine fait son cinéma (Arnaud Demuynck)

Graphisme soigné, humour et mise en scène dynamique pour amener les tout jeunes spectateurs à réfléchir joyeusement sur la rumeur, la loi du plus fort, l’herbe qui semble plus verte ailleurs, la solidarité, la sagesse… C’est drôle, tendre, bien amené avec une chouette affable qui fait le point après chaque récit et crée le lien entre les histoires. Voici une manière originale d’amener les petits à écouter des histoires, découvrir Jean de La Fontaine et pourquoi pas, les inciter à créer leurs propres fables.

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