Uccle: la ligne d’arrivée est (enfin) en vue pour les Hauts Prés à la gare de Calevoet

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 4 min

Les habitants d’Uccle ne l’auront pas manqué : le projet porté par BPI, la branche immobilière de CFE, intitulé Les Hauts Prés derrière la gare de Calevoet, est de ceux que l’on ne rencontre pas tous les jours. Par sa taille et par le nombre de logements qui y seront construits une fois le projet totalement terminé (on parle de 2020 au plus tard).

Un ensemble de dix bâtiments comprenant du logement (350 en tout), des bureaux, des commerces, une maison de repos, bientôt une crèche et même un Bio Planet qui s’est ouvert il y a peu et où le groupe Colruyt possède son centre de formation : cela fait beaucoup pour l’une des 19 communes de Bruxelles.

Directeur des projets chez BPI, Philippe Sallé est intarissable sur les péripéties qui ont accompagné les demandes de permis ainsi que les travaux des Hauts Prés. Il ne compte plus les visites sur site, à la commune ou à la Région, ainsi que les rencontres avec les architectes. « C’est un projet hors du commun car il est d’une certaine ampleur et il va revaloriser une zone entière, exprime-t-il entre deux rendez-vous. Nous lui avons consacré beaucoup d’efforts, notamment en termes de marketing et de vente, lesquelles se poursuivent très bien car les retours sont extrêmement positifs. Le seul regret que nous pouvons nourrir est qu’il aurait normalement dû être terminé en 2018. Mais à cause de la lenteur des procédures, nos premiers habitants se retrouvent face à un chantier plus long que prévu… »

En clair, BPI (seul au départ mais qui a été rejoint en cours de projet par BelgianLand à 50 %) a achevé à ce jour la première phase : 130 logements répartis dans quatre immeubles. La première partie de la deuxième phase vient de démarrer en mars. Elle concerne 75 autres logements qui vont du studio de 40 m2 à l’appartement 3 chambres en penthouse de 140 m2. Ils sont répartis sur deux immeubles situés le long de l’avenue Ilya Prigogine qui devraient être achevés fin 2018 ou au plus tard début 2019. Les grandes terrasses de la phase 1 ont été remplacées par des surfaces plus petites et la typologie des logements est plus variée afin de permettre à davantage d’acquéreurs de s’y retrouver. A ce jour, BPI enregistre déjà 30 % de ventes.

Quant à la seconde partie de la phase 2, qui marquera la fin du projet avec la construction des 120 derniers appartements, les demandes de permis sont en cours. « Nous les avons déposées il y a un an, soupire Philippe Sallé. On les attend pour cette année, sinon ce sera pour 2018. On ne peut que croiser les doigts et espérer. Pour cette deuxième phase, nous aurons attendu 4 ans et demi pour le permis de lotir et à peu près deux ans pour le permis d’urbanisme des 75 premiers logements. La Région est saturée. »

Chez BPI, comme chez bon nombre d’autres promoteurs bruxellois, on a appris avec le temps à faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Si la phase 1 a intéressé 15 % d’investisseurs, ils sont un peu plus nombreux (20 %) aujourd’hui.

Dotés de toitures vertes, les Hauts Prés sont développés avec des objectifs énergétiques et environnementaux supérieurs aux normes en vigueur et une isolation acoustique poussée, garants d’un confort que le promoteur estime « optimal ».

Les immeubles jouissent surtout d’une situation exceptionnelle puisqu’ils jouxtent la réserve naturelle du Keyenbempt qui s’étend sur 10 hectares et qui propose pêle-mêle un ruisseau, une colline boisée, un marais et des prés. Le tout à deux pas de la gare de Calevoet à partir de laquelle on rejoint le centre de la capitale en à peine dix minutes. Mais de l’autre côté des rails, le tram et le bus permettent eux aussi de se déplacer facilement. Quant au ring, il n’est pas loin, comme est tout aussi proche le quartier du Globe pour ceux que le shopping attire.

Autant d’arguments qui, comme on a pu le voir, n’ont pas fait accélérer les choses. « Nos appartements les plus chers tournent autour de 450.000 euros, hors TVA, conclut Philippe Sallé. Notre étude de marché démontre que ceux qui sont prêts à mettre 600.000 euros pour un appartement ne viendront pas à Calevoet mais se tourneront vers des zones plus exclusives. »

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