Bpost ne pourra pas augmenter le prix du timbre

L’IBPT s’oppose à la demande de l’entreprise publique estimant que la hausse demandée est trop forte en regard des coûts auxquels l’entreprise doit faire face. C’est une première.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

L’IBPT, le régulateur des services postaux, a annoncé ce mercredi qu’il refusait la demande d’augmentation du prix du timbre formulée par bpost. C’est une première. Jamais jusqu’ici, l’entreprise publique n’avait eu à faire face à un tel refus. Chaque début année, elle recevait l’autorisation pour augmenter ses tarifs.

Pour délivrer son autorisation, l’IBPT doit prendre en compte cinq critères fixés dans le droit européen. Il faut que les prix restent abordables, qu’ils soient uniformes sur tout le territoire, transparents, non-discriminatoires et qu’ils soient orientés sur les coûts réels de l’entreprise. C’est sur base de ce dernier critère que l’IBPT recale la demande de bpost.

Une nouvelle méthode

Le régulateur applique une nouvelle méthode pour déterminer si le critère « coût » est bien respecté. Sur base de son analyse, il estime que le taux de bénéfice raisonnable à prendre en compte dans le cadre d’une demande d’augmentation tarifaire ne devrait pas excéder 15 %. Or la demande formulée par bpost permettait à celui-ci de dégager une marge bénéficiaire dépassant « largement » ces 15 % dans un marché, précise l’IBPT, « où la concurrence est insuffisante ».

bpost n’a pas encore réagi officiellement au refus de l’IBPT. Dans une récente interview au « Soir » (9 mars), le CEO de bpost, Koen Van Gerven, avait expliqué que cette augmentation était nécessaire pour compenser une partie du déclin du courrier.

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