Une démarche qui n’est pas la leur

Jean-Paul Wahl (MR) compréhensif « Cela fait partie de l’homme. On en oublie presque que cela fait dix ans déjà. Tout le monde sait que nous avons de bons contacts et que nous pouvons nous entendre sur certaines idées, mais reste le combat politique que nous menons sur le terrain. Comme il n’y a rien de répréhensible dans ce type de campagne, Je n’ai pas de jugement particulier à émettre. Je peux juste comprendre sa démarche, qui n’est pas la mienne. Je vois mal d’ailleurs ce qui pourrait rimer avec Wahl sur une affiche, qui va dans le même sens du moins… »

Marcel Cheron (Écolo) ne compte pas l’appeler…

« Il faut quand même rappeler qu’André Flahaut n’est pas parlementaire, mais ministre. Ce type de campagne peut induire dans l’esprit du public que l’on va pouvoir obtenir une aide que l’on ne pourrait pas obtenir ailleurs. Beaucoup de personnes ont un membre de leur famille qui a un problème d’emploi ou qui rencontre un problème important dans leur vie. Leur dire qu’on peut compter sur eux, c’est une forme de clientélisme surannée qui n’offre pas aux citoyens des armes égales face à l’administration. Dans ce sens, il faut faire preuve de pédagogie et expliquer qu’il y a des règles à observer. Une chose est sûre, c’est que, personnellement, je ne compte pas l’appeler ! »

André Antoine (CDH) solidaire « Si c’est juste une campagne pour un “placé gagnant”, cela n’en vaut pas la peine, mais je connais l’homme et je sais qu’il est de ceux qui pratiquent une écoute individuelle pour une action collective. Je suis donc solidaire avec lui. Tellement d’ailleurs que la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles vont lancer ensemble un panel de trente citoyens représentatifs qui pourront émettre des avis sur les dossiers et avoir ainsi le même rôle que les élus. De mon côté, j’ai opté, depuis le perchoir que j’occupe, pour qu’on lance une évaluation du travail des élus. Tout cela participe de la même volonté de faire gagner la démocratie continue. »