Emplois fictifs du FN: le Parlement européen estime le préjudice à 5 millions d’euros

Le Parlement européen évalue désormais à près de cinq millions d’euros son préjudice potentiel pour les salaires qui auraient été versés frauduleusement à des assistants d’eurodéputés du Front national (extrême droite française) entre 2012 et 2017, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Cette estimation, 4.978.122 euros au 21 avril, est une «mise à jour» après la découverte des «éléments nouveaux» du dossier ces derniers mois, et peut encore évoluer, écrit dans une note aux juges d’instruction l’avocat du Parlement européen, Patrick Maisonneuve, a précisé l’une des sources. Contacté par l’AFP, l’avocat a confirmé cette information.

17 députés européens FN visés

Dans la note transmise cette semaine, 17 députés européens du Front national sont visés - parfois pour plusieurs assistants - dont la candidate du parti d’extrême droite qualifiée pour le second tour de la présidentielle en France, Marine Le Pen, a expliqué l’une des sources à l’AFP. Autant de cas que l’enquête judiciaire en France, dans laquelle le Parlement européen est partie civile, devra confirmer.

«Je constate que ces violations du secret de l’instruction suivent un timing parfait», a réagi l’avocat de Marine Le Pen, Rodolphe Bosselut, sans faire d’autres commentaires, alors que la candidate doit affronter le 7 mai le centriste Emmanuel Macron.